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La prostitution au Liban : la loi du flou

À Sin el-Fil, une maison de l’espoir

Dar el-Amal est une organisation non gouvernementale fondée en 1969 par des sœurs franciscaines, mais en collaboration avec des activistes laïcs et sans aucune référence religieuse. Il s'agit d'abord de soutenir les femmes « victimes de la prostitution » dans des quartiers qui étaient, à l'époque, dédiés à cette activité - il s'agit notamment de Zeytouni, à Beyrouth. Un centre de prévention a ensuite été créé à Bourj Hammoud, ouvrant ses portes aux adolescentes de 12 à 18 ans « en difficulté d'adaptation, fragilisées par leurs conditions de vie familiale et sociale ». Depuis 1995, l'association est également présente dans les prisons, à Baabda, à Tripoli ou dans la Békaa, où elle apporte son soutien à des femmes et des jeunes filles « en conflit avec la loi pour des raisons diverses » : il s'agit d'améliorer leurs conditions de détention, d'établir ou de rétablir des liens avec leurs proches, de « développer leurs potentialités » et ainsi de préparer leur réinsertion sociale.
Un centre social situé à Sin el-Fil permet d'accueillir des femmes en situation difficile, notamment dans des cas de prostitution, d'exploitation et de maltraitance. Deux assistantes sociales et une psychologue y reçoivent ces personnes qui entendent parler de leurs services, souvent, de bouche-à-oreille. Elles leur offrent de la nourriture ainsi que la possibilité de se laver et de se reposer. L'association tente de prendre en charge tous les problèmes qui accompagnent les situations de prostitution ou de maltraitance (maladies, grossesse, enfants sans papiers, etc.) En collaboration avec d'autres associations, elle leur propose des formations professionnelles, notamment dans le domaine des soins de beauté, de la couture ou de la confection artisanale.
Dar el-Amal tente de garder le contact avec les autorités pour régler les conflits entre la police et les femmes poursuivies pour prostitution, en servant de médiateur. Aujourd'hui, l'association entreprend également un projet de recensement statistique de la prostitution, dans ses différents cas de figure, à une échelle nationale.
Dar el-Amal est une organisation non gouvernementale fondée en 1969 par des sœurs franciscaines, mais en collaboration avec des activistes laïcs et sans aucune référence religieuse. Il s'agit d'abord de soutenir les femmes « victimes de la prostitution » dans des quartiers qui étaient, à l'époque, dédiés à cette activité - il s'agit notamment de Zeytouni, à Beyrouth. Un centre de prévention a ensuite été créé à Bourj Hammoud, ouvrant ses portes aux adolescentes de 12 à 18 ans « en difficulté d'adaptation, fragilisées par leurs conditions de vie familiale et sociale ». Depuis 1995, l'association est également présente dans les...