Un juge espagnol veut interroger huit responsables chinois
Le juge d'instruction espagnol Santiago Pedraz a annoncé hier son intention d'interroger huit dirigeants chinois dont le ministre de la Défense et celui de la Sécurité de l'État, présumés responsables de la répression du printemps 2008 au Tibet. Le magistrat de l'Audience nationale, tribunal espagnol compétent pour enquêter sur les crimes de masse commis dans le monde entier, souligne qu'il entend interroger ces responsables « en qualité de mis en examen », c'est-à-dire de suspects, et non comme témoins. « Au vu des cordiales relations entre nos pays respectifs, j'espère que vous donnerez une suite favorable à ma requête », écrit aux autorités chinoises le magistrat, se référant à un accord bilatéral de coopération judiciaire de 2005.
Défense
Nouvel incident entre des bateaux chinois et américain
Deux bateaux de pêche chinois se sont approchés à moins de 30 mètres d'un navire de surveillance de la marine américaine en mer Jaune, a-t-on appris hier au Pentagone. Selon le département américain de la Défense, l'incident qui s'est produit vendredi soir entre les côtes chinoise et coréenne est le cinquième du genre au cours des deux derniers mois. Le bâtiment américain, l'USNS Victorious, a fait retentir sa sirène et actionné ses lances d'incendie dans la direction des deux bateaux chinois pour qu'ils s'éloignent.
Iran
Début des inscriptions des candidats pour l'élection présidentielle
Les candidats à la présidentielle du 12 juin en Iran ont commencé hier à s'inscrire pour participer à un scrutin crucial pour les conservateurs, qui soutiennent globalement la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad pour quatre ans. Quelque 50 personnes sans passé politique, dont quatre femmes, s'étaient inscrites le premier jour, selon le ministère de l'Intérieur. L'enregistrement se déroule sur cinq jours. Parmi les principaux candidats déclarés figurent l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, un conservateur modéré, l'ancien président du Parlement, le réformateur Mehdi Karoubi, ainsi que Mohsen Rezai, un conservateur, ancien commandant des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime. M. Ahmadinejad n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature mais, selon son entourage, il sera présent dans la course pour un second mandat de quatre ans.
Afrique du Sud
Zuma finalise son équipe gouvernementale
Le futur président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, qui doit être élu aujourd'hui par le Parlement, continuait hier les consultations en vue de former son nouveau gouvernement, dans lequel il pourrait introduire du sang neuf pour améliorer en priorité les services publics. La principale interrogation reste de savoir qui va hériter du puissant ministère des Finances, détenu depuis 13 ans par Trevor Manuel. Très apprécié par les investisseurs, ce dernier est considéré comme l'artisan de la croissance soutenue qu'a connue la première économie du continent jusqu'à la crise financière mondiale.
Piraterie
La marine italienne déjoue l'attaque d'un navire dans le golfe d'Aden
Des pirates, qui avaient attaqué un bateau italien dans le golfe d'Aden, ont été contraints de prendre la fuite après l'intervention d'un hélicoptère et d'une frégate de la marine italienne, a rapporté l'agence ANSA. Le méthanier Neverland de la compagnie Finaval naviguait de l'ouest vers l'est du Golfe lorsqu'il a été accosté par une embarcation transportant des pirates, selon la même source. La frégate italienne Maestrale, qui se trouvait dans la zone, est alors intervenue en envoyant un hélicoptère avant de s'approcher du lieu de l'attaque. Les pirates ont pris la fuite et le bateau a poursuivi sa route. Aucun coup de feu n'a été tiré, précise l'agence.
Niger
Poursuite des discussions sur les modalités d'un désarmement des rebelles
Des discussions se poursuivaient hier à Agadez (Nord) entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touaregs en vue d'un désarmement des combattants touaregs dans les prochains mois, a appris l'AFP de sources concordantes. Ces modalités impliquent notamment la réinsertion des combattants touaregs, dont le nombre reste inconnu, ainsi que leur cantonnement dans le Nord, ont précisé ces sources. « Le dépôt des armes va être une affaire assez longue », estime pour sa part au quotidien d'État Le Sahel le délégué du FFR (Front des forces de redressement) aux discussions, Saidou Kaocen Maïga. Des délégués des trois fronts touaregs étaient arrivés dimanche à Agadez en provenance de Libye et ont déjà transmis leurs revendications aux autorités nigériennes.
Zimbabwe
Dix-huit opposants remis en prison
Une juge zimbabwéenne a ordonné hier que 18 militants de l'opposition accusés de terrorisme soient remis en prison. Les activistes, parmi lesquels plusieurs membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), comparaîtront le mois prochain pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Ils avaient bénéficié en mars d'une mesure de remise en liberté sous caution. La décision rendue hier risque d'accentuer les tensions politiques au Zimbabwe. Le président Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai, chef de file du MDC, ont conclu un accord du partage du pouvoir aux termes duquel l'opposant est aujourd'hui le Premier ministre du gouvernement d'unité formé en février. Mais tout n'a pas été aplani entre ces deux adversaires de longue date. « La décision rendue aujourd'hui menace sérieusement la longévité du gouvernement », a réagi le MDC dans un communiqué.
Pakistan
La population de Swat commence à fuir par peur des violences
Des habitants apeurés fuyaient hier les environs du district de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, au neuvième jour d'une offensive de l'armée contre les talibans dans deux districts voisins, fragilisant un peu plus un accord de cessez-le-feu controversé. « Beaucoup d'habitants » ont fui en catastrophe avec leurs effets personnels dans quatre zones proches de Mingora, chef-lieu du district de Swat, selon des habitants restés sur place et contactés par l'AFP au téléphone. Selon un responsable local, cinq personnes ont également été tuées dans la nuit de lundi à mardi, lorsqu'elles ont été prises dans un échange de feu entre des combattants islamistes et les forces de sécurité.
Sri Lanka
Le chef des Tigres tamouls est pris au piège, affirment les autorités
Le chef des rebelles tamouls du Sri Lanka est pris au piège sur une minuscule bande côtière dans le nord-est de l'île, a déclaré hier le Premier ministre sri lankais en excluant de nouveau toute trêve dans les combats. « Velupillaï Prabhakaran est toujours sur les quatre km2 (de territoire) dans le département de Mullaittivu », a annoncé au Parlement Ratnasiri Wickremanayake. Il y a dix jours, l'armée avait assuré qu'un dernier carré de combattants des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), sous le commandement de M. Prabhakaran, était acculé sur la petite zone de guerre avec 20 000 à 50 000 civils leur servant de « boucliers humains ». Invisible depuis 18 mois, Tigre numéro un, comme on le surnomme, est depuis 37 ans à la tête d'une guérilla sanglante et jusqu'au-boutiste.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef