Réactions contrastées sur l’affaire des quatre généraux
OLJ /
le 05 mai 2009 à 00h50
« L'approche adoptée à l'égard de l'injustice qui a frappé les quatre généraux est erronée et consiste (de la part des responsables) à fuir devant ses responsabilités. » C'est ce qu'a affirmé l'ancien président du Parlement, Hussein Husseini. Ce dernier, estimant que la majorité aussi bien que l'opposition font « également partie du pouvoir, toutes deux étant partenaires au sein du même régime », a indiqué : « Avant même que les deux parties ne s'attaquent à la justice ou ne prennent sa défense, elles doivent s'interroger sur le fait de savoir pourquoi la loi portant sur la consolidation d'un pouvoir judiciaire indépendant, conformément à la Constitution, n'a jamais été adoptee. » Et de conclure à l'adresse des politiques : « Ne touchez pas à la justice. Elle sera à même de lever les injustices et de garantir les droits. » Pour sa part, le député du 14 Mars, Ammar Houry, s'en est pris à l'opposition qu'il a accusée de vouloir « politiser le tribunal alors que nous avions tous convenus de ne pas le faire ». Il a en outre dénoncé les « menaces de recours à la rue et à l'escalade, c'est-à dire à la guerre civile ». Quant à lui, le député Mohammad Hajjar a estimé que la décision prise par le juge de la mise en état du TSL a « été politiquement exploitée ». « Ils ont exploité la libération (des officiers), qui ne suppose pas nécessairement l'innocence, pour mener une campagne douteuse contre la justice libanaise visant à détruire cette institution. » Du côté de l'opposition, l'ancien député Nasser Kandil s'est adressé au Conseil supérieur de la magistrature qui se réunit aujourd'hui, l'invitant à ne pas prendre en compte les allégations portant sur l'existence d'une campagne de dénigrement contre la justice. M. Kandil a exhorté le CSM à se pencher sur « le fait que la justice a abdiqué de sa mission en se fondant sur des accusations politiques ». De son côté, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a accusé ouvertement les forces du 14 Mars « qui sont responsables de l'arrestation des officiers », précisant que « la majorité s'est érigée en juge et en investigateur et elle a trouvé tribune auprès des médias ». Le dignitaire chiite a en outre reproché à cette majorité d'avoir « leurré » l'opinion publique en se fondant sur des informations et des données « erronées et infondées ».
« L'approche adoptée à l'égard de l'injustice qui a frappé les quatre généraux est erronée et consiste (de la part des responsables) à fuir devant ses responsabilités. » C'est ce qu'a affirmé l'ancien président du Parlement, Hussein Husseini. Ce dernier, estimant que la majorité aussi bien que l'opposition font « également partie du pouvoir, toutes deux étant partenaires au sein du même régime », a indiqué : « Avant même que les deux parties ne s'attaquent à la justice ou ne prennent sa défense, elles doivent s'interroger sur le fait de savoir pourquoi la loi portant sur la consolidation d'un pouvoir judiciaire indépendant,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.