« L'approche adoptée à l'égard de l'injustice qui a frappé les quatre généraux est erronée et consiste (de la part des responsables) à fuir devant ses responsabilités. » C'est ce qu'a affirmé l'ancien président du Parlement, Hussein Husseini. Ce dernier, estimant que la majorité aussi bien que l'opposition font « également partie du pouvoir, toutes deux étant partenaires au sein du même régime », a indiqué : « Avant même que les deux parties ne s'attaquent à la justice ou ne prennent sa défense, elles doivent s'interroger sur le fait de savoir pourquoi la loi portant sur la consolidation d'un pouvoir judiciaire indépendant, conformément à la Constitution, n'a jamais été adoptee. » Et de conclure à l'adresse des politiques : « Ne touchez pas à la justice. Elle sera à même de lever les injustices et de garantir les droits. » Pour sa part, le député du 14 Mars, Ammar Houry, s'en est pris à l'opposition qu'il a accusée de vouloir « politiser le tribunal alors que nous avions tous convenus de ne pas le faire ». Il a en outre dénoncé les « menaces de recours à la rue et à l'escalade, c'est-à dire à la guerre civile ». Quant à lui, le député Mohammad Hajjar a estimé que la décision prise par le juge de la mise en état du TSL a « été politiquement exploitée ». « Ils ont exploité la libération (des officiers), qui ne suppose pas nécessairement l'innocence, pour mener une campagne douteuse contre la justice libanaise visant à détruire cette institution. » Du côté de l'opposition, l'ancien député Nasser Kandil s'est adressé au Conseil supérieur de la magistrature qui se réunit aujourd'hui, l'invitant à ne pas prendre en compte les allégations portant sur l'existence d'une campagne de dénigrement contre la justice. M. Kandil a exhorté le CSM à se pencher sur « le fait que la justice a abdiqué de sa mission en se fondant sur des accusations politiques ». De son côté, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a accusé ouvertement les forces du 14 Mars « qui sont responsables de l'arrestation des officiers », précisant que « la majorité s'est érigée en juge et en investigateur et elle a trouvé tribune auprès des médias ». Le dignitaire chiite a en outre reproché à cette majorité d'avoir « leurré » l'opinion publique en se fondant sur des informations et des données « erronées et infondées ».
« L'approche adoptée à l'égard de l'injustice qui a frappé les quatre généraux est erronée et consiste (de la part des responsables) à fuir devant ses responsabilités. » C'est ce qu'a affirmé l'ancien président du Parlement, Hussein Husseini. Ce dernier, estimant que la majorité aussi bien que l'opposition font « également partie du pouvoir, toutes deux étant partenaires au sein du même régime », a indiqué : « Avant même que les deux parties ne s'attaquent à la justice ou ne prennent sa défense, elles doivent s'interroger sur le fait de savoir pourquoi la loi portant sur la consolidation d'un pouvoir judiciaire indépendant,...
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