Lors de cette interview, M. Assad a salué la volonté de dialogue avec la Syrie affichée par les États-Unis depuis l'arrivée au pouvoir du président Barack Obama. Il a appelé à des discussions « directes ou indirectes » de Washington avec le Hezbollah et le Hamas, ajoutant que Damas était prêt à faciliter des discussions. « Si les États-Unis ont besoin d'aide, nous sommes prêts à aider », a-t-il dit.
« Le Hamas a de l'influence et vous ne pouvez pas l'ignorer. Vous ne pouvez pas parvenir à la paix tant que le Hamas reste hors de ce processus de paix ou contre », a estimé le président syrien, ajoutant qu'il en était de même pour le Hezbollah.
« Je pense que le problème était avec la précédente administration » américaine, a aussi affirmé Bachar el-Assad, critiquant l'ancien président George W. Bush et saluant la décision de l'administration Obama d'envoyer des émissaires début mars en Syrie pour tenter d'établir un dialogue. « Je pense que quand vous voulez trouver une solution au problème, vous ne pouvez pas dire : "Ça c'est bien, ça c'est mal, ça c'est démocratique, ceci relève des droits de l'homme". Ce n'est pas de la politique, a-t-il affirmé. La politique c'est quand vous agissez en fonction de la réalité, quand vous vous adressez à des parties influentes afin d'agir dans un sens positif ou négatif. »

