M. Abboud précise que l'exposition est destinée en premier lieu aux étudiants, il est vrai, mais également au grand public. L'ambassade de Suisse, de République tchèque, de Pologne, d'Allemagne, du Koweït, d'Indonésie ont occupé des stands, ainsi que des agences onusiennes, des centres culturels comme le CCF Jounieh, l'Institut Cervantès ou encore le Goethe Institute.
« Chaque pays expose ses produits traditionnels, mais met aussi à la disposition du public un matériel sur son patrimoine, sur son tourisme, axant même sur les perspectives d'échanges académiques, ce qui peut intéresser les étudiants », poursuit M. Abboud.
Plusieurs stands étaient également consacrés aux produits libanais. L'un d'eux est le stand d'Adyar, qui expose les produits des couvents de l'ordre libanais maronite. Rita Khoury Sfeir explique le principe de cette activité à but non lucratif. « Pour notre part, nous évaluons les produits de tous les ministères et choisissons ceux qui sont de la meilleure qualité, explique-t-elle. La confiture, les olives, le labné, la mouné en général... Notre but est de présenter au public des produits de très haute qualité, entièrement organiques. Et nous sommes fiers d'avoir le premier vin issu de l'agriculture biologique au Liban. »
Plusieurs ambassades étaient représentées, notamment celle d'Indonésie. Suri Tauchid Ishak, conseiller et premier attaché aux affaires économiques de l'ambassade, explique que l'intérêt de participer à une foire comme celle de l'USEK est de « diffuser les informations sur l'Indonésie, surtout d'un point de vue culturel et touristique ». Il précise que les questions des jeunes se focalisent surtout sur le pays lui-même, sur sa situation géographique en Asie, sur ses meilleurs sites touristiques.
L'une des organisations présentes était la Fondation culturelle libano-irlandaise, dont le but est de promouvoir au Liban la culture irlandaise, allant des arts, au sport, à la musique... ainsi que la culture libanaise en Irlande. D'ailleurs, hier, la musique irlandaise traditionnelle, si caractéristique, pouvait être entendue sur tout le campus. Brid Gemayel, membre de la fondation, explique que de telles activités aident la fondation à atteindre son but. Elle rappelle que des soldats irlandais de la Finul sont morts ici, et que des cèdres libanais ont été plantés en leur honneur en Irlande.
Dans le stand du Koweït, Souad Aaraj, chargée d'orientation académique, souligne que « l'intérêt des élèves va surtout aux produits qui viennent du Koweït, et ils ont tous voulu acquérir le CD sur le pays ». « Beaucoup n'ont pas une idée précise sur ce qu'est le Koweït, dit-elle. Ils s'enquièrent des pâtisseries en provenance de ce pays, parce qu'elles sont très différentes du reste des pays arabes. Il y a aussi le café, très spécial parce qu'entièrement composé de cardamome. Et puis les jeunes s'intéressent aux échanges académiques et au marché du travail. »
Il y avait foule hier au stand du Japon, dans lequel il était possible d'emprunter un kimono le temps d'une photo, ou de prendre une leçon d'origami, l'art des arrangements floraux japonais. Daisuke Okabayashi, attaché culturel, explique aussi que les étudiants sont très intéressés par les bourses complètes offertes par le Japon chaque année, et qui sont au nombre de quatre.
S.B.

