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Liban - Réaction

Hariri : La preuve de la non-politisation

Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé hier que la relaxe des quatre généraux « prouve que le Tribunal spécial pour le Liban n'est pas politisé » et s'est dit plus que jamais confiant dans la capacité du TSL à parvenir à la vérité.
« Un certain nombre de Libanais ont un sentiment de déception à l'égard de la décision (du tribunal). Ils sont inquiets pour ce qu'il adviendra de l'affaire de Rafic Hariri et de toutes les affaires d'assassinat de nos symboles nationaux devant le tribunal international », a déclaré Saad Hariri lors d'une conférence de presse à Koraytem.
« C'est pourquoi je voudrais m'adresser à tous les Libanais, en particulier à ceux qui ont aimé Rafic Hariri (...) ainsi qu'à toutes les familles des martyrs tombés le 14 février 2005 et de tous ceux morts sur le chemin de la liberté et du tribunal depuis ce jour maudit, pour leur dire clairement et avec fermeté et responsabilité ceci : Moi Saad Rafic Hariri, je vous le dis à tous, je ne ressens aucun brin de déception et je n'ai aucune crainte pour le sort du tribunal international. Je n'ai même pas le moindre doute que ce qui s'est passé aujourd'hui (hier) constitue l'annonce éloquente du véritable lancement du tribunal, lequel parviendra sûrement aux assassins, rendra la justice et protégera le Liban », a-t-il lancé.
« Moi, Saad Rafic Hariri, je déclare de façon directe et claire que j'approuve toute décision émanant du tribunal international », a-t-il ajouté.
« La décision prise par le juge Fransen et la recommandation émanant du juge Bellemare ne feront aucunement pour nous l'objet d'une quelconque contestation. Nous ne donnerons aux parties lésées par l'existence du tribunal aucun signal négatif susceptible d'influer sur son travail », a-t-il assuré.
« La décision est un pas dans un processus judiciaire que nous voulons voir se poursuivre. Les criminels qui ont tué Rafic Hariri, Bassel Fleyhane et tous les martyrs de l'indépendance n'échapperont pas à la justice. Notre confiance est très grande dans l'équipe internationale et dans la justice internationale qui a promis aux Libanais de parvenir à la vérité », a poursuivi M. Hariri.
« Depuis toujours, nous avons dit que le tribunal international n'est pas et ne sera jamais politisé. Cette décision est la riposte cinglante à tous ceux qui avaient mené une campagne contre lui en prétendant qu'il est politisé. C'est aussi une occasion pour ceux-là et d'autres d'en finir définitivement avec ces pratiques qui visent à protéger les assassins. Désormais, ils ont une responsabilité morale et nationale de se comporter avec l'enquête internationale et le tribunal et avec tout ce qui en émanera exactement comme ils l'ont fait avec la décision prise aujourd'hui », a-t-il souligné.
« Le peuple libanais a payé un prix très fort pour que le tribunal devienne une réalité : des martyrs, le sabotage de l'État, des guerres intérieures, des campagnes de contestation poussées jusqu'aux accusations de trahison. Aujourd'hui, nous avons prouvé que le tribunal que nous avions réclamé est honnête et non politisé », a-t-il dit.
« Aujourd'hui, en vertu de la position du tribunal, nous appelons tous les Libanais à s'en remettre à la loi. Aujourd'hui, le tribunal international est devenu responsable de ce qui pourrait résulter de sa décision de relaxer tout individu en attendant le début du procès », a-t-il ajouté.
« Je rassure ceux qui tentent d'exploiter la décision pour suggérer qu'elle signifie la fin du tribunal international : celui-ci restera jusqu'à ce que la lumière soit faite et que la justice soit rendue. »
« Nous avions dit et redit à plusieurs reprises que nous ne voulons nous venger de personne. Nous, la famille de Rafic Hariri, nous, toutes les familles libanaises victimes du terrorisme et du crime, nous ne voulons pas que des particuliers d'ici ou de là soient des boucs émissaires dans des crimes organisés que ne peuvent avoir accompli un ou même des individus », a encore lancé M. Hariri.
« Le feuilleton du crime que le Liban a subi ne restera pas à jamais inscrit contre X. Rafic Hariri n'est pas mort dans un accident de la route ni frappé par la foudre. Il y a un assassin et ce n'est pas un individu, car tout le monde sait qu'un individu ou même un groupe de taille ordinaire n'aurait pu préparer, transporter et mettre en place près de 2 000 kg d'explosifs à l'ombre d'un régime policier tenant le pays d'une poigne de fer », a-t-il estimé, soulignant que « pour la première fois dans l'histoire des assassinats politiques au Liban, pour la première fois après 200 000 morts en 35 ans, il y a quelqu'un qui mène l'enquête ».
« La décision du tribunal ne supporte aucune interprétation et aucune exploitation politique. Que tout le monde se rassure : le tribunal restera, il est au-dessus de tous les bazars et si quelqu'un doit avoir peur, c'est l'assassin », a-t-il dit.
En réponse à une question, M. Hariri a estimé que si quelqu'un « est à blâmer pour la longue durée de la détention des quatre généraux, c'est bien les protagonistes du 8 Mars, car s'ils avaient dès le début approuvé la création du tribunal et évité de l'accuser d'être politisé, les généraux eurent pu être relaxés il y a deux ans ».
Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé hier que la relaxe des quatre généraux « prouve que le Tribunal spécial pour le Liban n'est pas politisé » et s'est dit plus que jamais confiant dans la capacité du TSL à parvenir à la vérité.« Un certain nombre de Libanais ont un sentiment de déception à l'égard de la décision (du tribunal). Ils sont inquiets pour ce qu'il adviendra de l'affaire de Rafic Hariri et de toutes les affaires d'assassinat de nos symboles nationaux devant le tribunal international », a déclaré Saad Hariri lors d'une conférence de presse à Koraytem.« C'est pourquoi je voudrais m'adresser à tous les Libanais, en particulier...
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