« Cette occupation est une violation flagrante de la résolution 425 de l'ONU qu'Israël avait assuré vouloir respecter après son retrait de l'an 2000 ; c'est aussi une violation de la 1701 », a condamné le ministre Lahoud, appelant les Nations unies à jouer un rôle plus efficace dans cette affaire et à faire en sorte de mettre un terme aux violations incessantes par l'aviation israélienne de l'espace aérien libanais.
Signalons que les deux hommes ont également évoqué la redynamisation du rôle onusien afin que l'État hébreu, toujours en vertu de la résolution 1701, se retire des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba. Nassib Lahoud en a profité pour rappeler l'importance du respect par la partie libanaise de cette résolution dans sa globalité - une résolution à même « d'assurer la sécurité et la stabilité et de faire face aux agressions israéliennes ».
Sur le plan régional, le ministre d'État a salué les efforts déployés afin de réactiver l'opération de paix, estimant que le principal obstacle reste l'obstination du gouvernement Netanyahu. Pour dépasser cet obstacle, a-t-il relevé, il faut unifier les positions de la communauté internationale, notamment celles des États-Unis, de l'Union européenne et des pays arabes par rapport aux accords de paix internationaux, à la feuille de route et à l'initiative arabe adoptée à Beyrouth en 2002.
Enfin, Nassib Lahoud a estimé que les propos tenus par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton lors de sa visite éclair à Beyrouth à propos de la souveraineté du Liban reflètent le souci américain de prendre en compte les intérêts supérieurs de ce pays aussi bien que la légalité internationale.


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