Alain Bernard en moins de 47 secondes (46''94) sur 100 mètres et Frédérick Bousquet sous la barre des 21 secondes (20''95) sur 50. Dans leurs combinaisons « miracles », 100 % polyuréthane et pas encore homologuées par la Fédération internationale de natation (FINA), les deux Français sont devenus les nageurs les plus rapides de l'histoire de la discipline. Seulement voilà, la polémique autour de ces fameuses « combis » a très vite éclipsé les exploits des deux sprinteurs.
Des tenues jugées « illégales » par certains qui n'hésitent pas à parler de « dopage technologique ». Aujourd'hui, c'est au tour d'un certain Eamon Sullivan de réagir.
Dépossédé de ses deux records du monde, le nageur australien a appelé la Fédération internationale à ne pas valider les performances des deux Français.
« J'espère que la FINA va réglementer l'épaisseur, le matériel et les qualités de flottaison des combinaisons et, d'après ce que j'ai entendu, le matériel utilisé n'a pas été autorisé par la fédération internationale », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « J'espère que tout le monde pourra alors être à la même enseigne. »
Avant lui, l'entraîneur australien Alan Thompson avait déjà déclaré que les combinaisons utilisées par les Français, et notamment Bernard, étaient « illégales ». « Je pense que cela créerait un dangereux précédent si ces records étaient validés et tout le monde va suivre cette affaire de près. » De son côté, Grant Stoelwinder, le coach de Sullivan, a jugé que cette différence dans les performances prouvait l'importance du rôle joué par la combinaison dans le record du monde de Bernard. « On pouvait s'attendre à ce que (Bernard) soit deux dixièmes de seconde plus lent en finale, mais une demi-seconde, c'est assez important », a-t-il expliqué dans les colonnes du journal The Australian.
En attendant la publication de la liste des combinaisons homologuées par la fédération internationale, les deux records du monde des Français restent encore en suspens.


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