Rechercher
Rechercher

Liban - Les Circonscriptions À La Loupe…

Jbeil : la bataille des deux cousins ?

Circonscription comptant environ 50 000 électeurs, pour trois sièges, deux maronites et un chiite, la bataille électorale à Jbeil revêt une particulière importance pour deux raisons : c'est la circonscription du chef de l'État, qui est originaire de Amchit, et c'est aussi celle de l'une des figures de proue du 14 Mars, Farès Souhaid.
À Jbeil, le Courant patriotique libre a déjà annoncé sa liste : Simon Abi Ramia et Walid Khoury, pour les deux sièges maronites, Abbas Hachem, député appartenant au Bloc du changement et de la réforme et apparenté Hezbollah, pour le siège chiite.
Face à cette liste, il existe plusieurs candidatures dont on retient avant tout celles de Farès Souhaid, coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, et Nazem Khoury, ancien conseiller du chef de l'État et cousin de M. Walid Khoury. Mais il faut également compter, pour l'essentiel, avec celles du PDG de la Byblos Bank, François Bassil, de l'ancien secrétaire général du Bloc national, Jean Hawat, de l'ancien député Émile Naufal, un entrepreneur, et de l'ancien député Mahmoud Awad, un médecin, et d'une dizaine de candidats mineurs.
L'équation à Jbeil est simple : les deux listes étant à peu près d'égale force, avec un léger avantage pour le 14 Mars, il importe, pour que cette coalition l'emporte, qu'il n'y ait que deux listes. L'existence d'une troisième liste, qu'elle soit formée d'indépendants ou de « loyalistes », éparpillerait inévitablement les voix et pourrait conduire à une victoire de la liste du CPL.
On le voit immédiatement, les choix ne sont pas faciles, ni pour le 14 Mars ni pour les forces loyalistes, en l'occurrence du chef de file de ces forces centristes, l'ancien député Nazem Khoury.
Comme c'est le cas dans de nombreuses autres circonscriptions, celle de Jbeil se subdivise en trois catégories : le « sahel » (le littoral), la « wasat » (la région moyenne) et le « jurd » (la haute montagne).
Pour battre le CPL, les deux alliances possibles sont : une alliance entre Nazem Khoury, populaire dans le sahel, et Farès Souhaid, roi du jurd, avec comme candidat chiite Mahmoud Awad, ou encore une alliance Farès Souhaïd - François Bassil, avec comme candidat chiite un Mahmoud Awad ou encore un autre indépendant comme Moustapha Husseini, frère de l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, ou Ali Haïdar.
Toutefois, ces deux alliances, et surtout la première, ont leur pour et leur contre. En effet, une liste comprenant MM. Khoury et Souhaid, rapprocherait le 14 Mars et le courant centriste proche du chef de l'État. Ce rapprochement exposerait le centre à des critiques prévisibles de la part des adversaires du 14 Mars.
Au demeurant, le Hezbollah pèse de tout son poids pour empêcher qu'un telle alliance se noue. Objectivement, il est prévisible qu'une telle alliance radicaliserait l'opposition chiite et éloignerait de Nazem Khoury des voix chiites qui, autrement, auraient pu se prononcer pour lui.
Certains conseillent donc à M. Souhaid, et c'est la deuxième option, d'abandonner la course... pour mieux garantir la défaite de la liste du CPL. Ce serait donc à qui perd gagne. Pour le moment, toutefois, il n'est pas question que le coordinateur du comité de suivi du 14 Mars se retire de la course, et pour qu'un tel miracle se produise, il faudra probablement que l'intercesseur qui le demande soit tout-puissant.
En retour, M. Souhaid propose que ce soit M. Khoury qui se retire et cède la place à un centriste proche du chef de l'État, sans être directement lié à ce dernier : M. François Bassil.
Indépendamment de toute autre considération, le chef de l'État, tout en n'étant pas partie, ne peut se permettre vraiment de voir battu le candidat qui lui est considéré le plus proche. Il y va même, un peu, du prestige du régime qu'il incarne. À ce titre, il vaut mieux que sa popularité reste l'objet d'un consensus politique que d'une consultation.
Aussi, pour qu'une formule comprenant Nazem Khoury soit gagnante, faudra-t-il assurer que la majorité des candidats indépendants se retireront de la course à son profit, et en particulier Hawat et Naufal. C'est là aussi l'un des aspects de la bataille.
En marge de ce résumé, on ne peut s'empêcher de constater qu'avec deux députés seulement pour 50 000 électeurs, les maronites de Jbeil sont sous-représentés au Parlement, alors que le Kesrouan, qui compte environ 84 000 votants, élit cinq députés maronites.
Circonscription comptant environ 50 000 électeurs, pour trois sièges, deux maronites et un chiite, la bataille électorale à Jbeil revêt une particulière importance pour deux raisons : c'est la circonscription du chef de l'État, qui est originaire de Amchit, et c'est aussi celle de l'une des figures de proue du 14 Mars, Farès Souhaid.À Jbeil, le Courant patriotique libre a déjà annoncé sa liste : Simon Abi Ramia et Walid Khoury, pour les deux sièges maronites, Abbas Hachem, député appartenant au Bloc du changement et de la réforme et apparenté Hezbollah, pour le siège chiite.Face à cette liste, il existe plusieurs candidatures dont on retient avant tout celles de Farès Souhaid,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut