Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Sri Lanka

Les Tigres annoncent un cessez-le-feu, Colombo exige la reddition

Les chefs de la diplomatie britannique, française et suédoise se rendront à Colombo mercredi.
« Face à une crise humanitaire sans précédent et en réponse aux appels des Nations unies, de l'Union européenne et des États-Unis, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) annoncent un cessez-le-feu unilatéral », a indiqué dans un communiqué la rébellion, acculée sur une bande côtière de 10 km2, où des dizaines de milliers de civils sont pris au piège. « Toutes les opérations militaires du LTTE cessent immédiatement », ont assuré les insurgés, répétant que « 165 000 Tamouls » étaient coincés avec eux.
« Ce cessez-le-feu revêt un objectif purement humanitaire et (sa) durée dépendra de la réponse du gouvernement », a précisé un porte-parole du LTTE, S. Puleethevan, dans un appel téléphonique reçu par l'AFP depuis l'enclave rebelle.
Colombo a qualifié cette trêve de « blague ». « À quoi servirait un cessez-le-feu alors qu'ils sont en pleine débâcle ? Ils doivent d'abord déposer les armes et laisser les civils partir », a déclaré à l'AFP le secrétaire à la Défense, Gotabhaya Rajapakse, frère du président Mahinda Rajapakse.
Cette passe d'armes entre les belligérants a éclaté pendant la visite du responsable des Affaires humanitaires à l'ONU, John Holmes, venu justement réclamer une « pause humanitaire pour (...) faire entrer des travailleurs humanitaires dans la zone du conflit ». M. Holmes a « appelé le LTTE à laisser partir le reste des civils et à déposer les armes et (...) le gouvernement à exercer la plus grande retenue, notamment en n'utilisant aucune arme lourde ». Il a rappelé que « le bilan humain sur la population civile était terrible (après) des mois de combats ». Selon l'ONU, plus de 6 500 civils ont probablement été tués et 14 000 blessés depuis que l'armée a lancé en janvier son offensive « finale » dans un Nord-Est aujourd'hui dévasté. « Nous devons avoir accès à tous les déplacés à l'intérieur du pays (les réfugiés, NDLR), où qu'ils soient, y compris dans la zone du conflit », a plaidé M. Holmes auprès du ministre aux Droits de l'homme, Mahinda Samarasinghe. Ce dernier a indiqué à l'AFP avoir donné son accord « de principe » pour que deux employés étrangers de l'ONU se rendent en territoire rebelle coupé du monde. Mais « les combats doivent cesser au moins une journée pour une telle visite », a-t-il précisé. Une perspective improbable puisque Colombo a poursuivi hier ses opérations militaires, convaincu qu'au terme de 37 ans de conflit l'insurrection séparatiste ne tient plus qu'à un fil. « Près de 98 % des civils pris au piège en territoire rebelle se sont réfugiés en zones gouvernementales et les opérations humanitaires de l'armée pour (les) libérer demeurent la priorité numéro un », a insisté M. Rajapakse. Depuis le début, hier, d'un exode massif de Tamouls, l'ONU pense que plus de 100 000 personnes ont quitté la zone de guerre, mais qu'il en reste 50 000 retenues par les insurgés. Colombo les évalue à 15 000, servant de « boucliers humains » aux Tigres, et affirme en avoir « sauvé » 110 000 en une semaine.
Malgré les exhortations tout le week-end de l'ONU et des pays du G8 pour un arrêt des combats, le Sri Lanka - ex-colonie britannique, très jalouse de sa souveraineté - résiste depuis des semaines aux pressions de l'étranger. Hier, Downing Street a annoncé dans un communiqué que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, se rendra mercredi au Sri Lanka avec ses homologues français et suédois, Bernard Kouchner et Carl Bildt. Selon Downing Street, une délégation composée de parlementaires britanniques issus de tous les partis et menée par l'ancien ministre de la Défense Des Browne devrait se rendre prochainement dans l'île.
« Face à une crise humanitaire sans précédent et en réponse aux appels des Nations unies, de l'Union européenne et des États-Unis, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) annoncent un cessez-le-feu unilatéral », a indiqué dans un communiqué la rébellion, acculée sur une bande côtière de 10 km2, où des dizaines de milliers de civils sont pris au piège. « Toutes les opérations militaires du LTTE cessent immédiatement », ont assuré les insurgés, répétant que « 165 000 Tamouls » étaient coincés avec eux. « Ce cessez-le-feu revêt un objectif purement humanitaire et (sa) durée...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut