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Liban - Santé

Le pharmacien, un agent-clé de la santé publique

La qualité de soins dispensés à l'échelle mondiale repose désormais en partie sur la qualité des services que rend le pharmacien. Un congrès international organisé par la faculté de pharmacie de l'USJ fait le point.
Sur le thème « Les approches pharmaceutiques innovantes », le 3e congrès international de la faculté de pharmacie (23-24 avril) s'est ouvert hier à l'USJ sous le haut patronage du président de la République Michel Sleiman, et en collaboration avec l'ordre des pharmaciens. Le congrès se tient en présence d'Alain Mérieux, président de la Fondation Mérieux, qui s'impliquera très bientôt dans le pôle de technologie-santé de l'USJ, par la mise en place du laboratoire Rodolphe Mérieux, au service de la lutte contre les maladies infectieuses.
L'objectif du congrès a été défini par le Pr Dolla Darkis, doyen de la faculté de pharmacie, dans les termes suivants : « Les innovations pharmaceutiques touchent toutes les facettes du métier de pharmacien mais plus particulièrement la formation académique, l'officine, les laboratoires de recherches et l'industrie pharmaceutique, a-t-elle dit. Désormais, le pharmacien n'exerce plus le même métier qu'il y a 20 ans. Aujourd'hui, la qualité des soins dispensés à l'échelle mondiale repose en partie sur la qualité des services que nous rendons. L'analyse de l'ordonnance, la vigilance sur les contre-indications et les interactions médicamenteuses, le bon usage des médicaments, l'amélioration de l'observance, le conseil pharmaceutique, le suivi thérapeutique, l'information et la prévention font incontestablement partie du rôle propre du pharmacien. » Et de souligner que « nul mécanisme de concurrence ne pourra le remettre en cause ».
De son côté, le Pr René Chamussy, s.j., recteur de l'USJ, a insisté sur le développement indispensable des « outils de contrôle de qualité » du médicament, et en particulier des « médicaments miracles, fruit des dernières innovations » qui n'ont pas subi l'épreuve du temps.
« Le médicament n'est plus seulement ce qui pourrait sauver, mais il est ce qui coûte, ce qui pollue, ce qui induit des effets à toujours contrôler, ce qui guérit ou ce qui tue en somme », a relevé le recteur de l'USJ.
C'est sous cet angle que le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, a décrit le rôle de son département : respect du code de déontologie de la profession, notamment dans l'utilisation des médicaments en cours d'évaluation, que certains laboratoires jettent sur le marché pour être « testés » ; lutte contre les médicaments introduits en contrebande ou contrefaits ; enfin coopération avec les universités innovantes en matière médicale, comme substitut à l'existence d'un laboratoire central, et en attendant qu'un projet crédible en la matière soit relancé.

La lutte contre les maladies infectieuses
La Fondation Mérieux, dont le président assistait au congrès de pharmacie, s'est donnée pour mission d'appuyer la recherche scientifique appliquée à la santé publique, en particulier la lutte contre les maladies infectieuses. Elle s'est engagée en octobre dernier à financer l'équipement d'un nouveau laboratoire d'agents pathogènes au sein du pôle de technologie-santé, un nouveau complexe de l'USJ, en cours de construction, rue de Damas, près du Musée. Le laboratoire sera opérationnel en juillet 2010.
Qu'il s'agisse de leur diagnostic ou des vaccins qui enrayent leur propagation, la lutte contre les maladies infectieuses est désormais un combat global, une sorte de « roman policier » où le coupable est l'agent pathogène, qui voyage incognito sur les ailes du vent, dans les courants marins, les fleuves pollués, les wagons, les avions et les paquebots, a affirmé hier, à des représentants de la presse, le Pr Mérieux, une figure hautement respectée des milieux médicaux français, ancien camarade d'école de... René Chamussy, et un ami du ministre Michel Barnier, membre du conseil stratégique de l'USJ.
« À 70 %, les infections nouvelles sont d'origine animale », dit-il, ajoutant que l'origine peut également être alimentaire, humaine, ou même... médicale, citant une épidémie dans un pays européen due à un vaccin animal bon marché.
Face à ces maladies, le laboratoire est « une sentinelle », a souligné Mérieux, qui s'inscrit dans une addition de chercheurs et de médecins remontant à Louis Pasteur, avec lequel son grand-père a collaboré. La Fondation Mérieux, déjà implantée dans des pays comme Haïti, le Cambodge et le Laos, des pays d'Afrique comme le Mali et Madagascar, se félicite d'avoir trouvé l'occasion d'installer au Liban l'un de ses laboratoires. « Ce que nous cherchons, a affirmé Alain Mérieux, ce sont des gens qui s'approprient le projet, des gens qui feront vivre le laboratoire et qui seront formés à continuer de travailler ensemble. »
Alain Mérieux évoque en particulier le diagnostic de la tuberculose au Liban - comme partout ailleurs -, un sujet majeur d'inquiétudes pour les autorités de santé. Il précise que le nouveau laboratoire aura « une vocation régionale ».
Le Pr Mérieux insiste enfin sur la coopération indispensable entre tous les laboratoires. « Nous travaillons en réseau », a-t-il dit, précisant qu'une convention de coopération vient d'être signée entre la fondation et les Instituts Pasteur dans le monde. 
Sur le thème « Les approches pharmaceutiques innovantes », le 3e congrès international de la faculté de pharmacie (23-24 avril) s'est ouvert hier à l'USJ sous le haut patronage du président de la République Michel Sleiman, et en collaboration avec l'ordre des pharmaciens. Le congrès se tient en présence d'Alain Mérieux, président de la Fondation Mérieux, qui s'impliquera très bientôt dans le pôle de technologie-santé de l'USJ, par la mise en place du laboratoire Rodolphe Mérieux, au service de la lutte contre les maladies infectieuses.L'objectif du congrès a été défini par le Pr Dolla Darkis, doyen de la faculté de pharmacie, dans les termes suivants : « Les...
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