Ghaleb Ghanem plaide pour une magistrature au service de tous
OLJ /
le 22 avril 2009 à 01h37
« Nous n'acceptons pas moins que d'être au service de tous et d'occuper la position du centre. » C'est ce qu'a affirmé hier le président du Conseil supérieur de la magistrature, le juge Ghaleb Ghanem, dans une allocution à l'ordre des avocats de Tripoli où il s'est rendu en compagnie du procureur général près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, de plusieurs membres du CSM, du président du barreau de Beyrouth, Ramzi Jreij, et de membres du Conseil de l'ordre. M. Ghanem, qui a évoqué la question de l'efficacité, de la rapidité et de l'indépendance de la magistrature, s'est demandé « ce qui empêche les juges d'être complètement indépendants et d'être les maîtres du dossier qu'ils détiennent entre leurs mains ». « J'ai dit à maintes reprises que les juges jouissent de toute la liberté qu'il faut pour affirmer leur indépendance totale », a-t-il dit. « De qui avons-nous peur exactement ? Craignons-nous le plus fort alors que nous sommes censés dire la justice et trancher entre lui et le plus faible ? » s'est encore interrogé le président du CSM. Et ce dernier de reconnaître que la magistrature ne bénéficie pas actuellement d'une indépendance, à la lumière notamment « des circonstances cumulatives par lesquelles est passé le pays. Toutefois, ceci n'est pas dû à l'intention des juges, mais plutôt au contexte dans lequel ils se trouvent. Nous devons prendre conscience de l'importance de la responsabilité qui nous incombe et acquérir notre indépendance totale », a-t-il affirmé. Évoquant en outre la lenteur de la justice, M. Ghanem a affirmé : « Nous exigeons que les audiences se tiennent en temps voulu et que les jugements soient prononcés à temps. Nous demandons surtout que la distance entre une audience et l'autre soit très courte et que les lois soient appliquées dans leur totalité », a-t-il insisté. Prenant à son tour la parole, le président du barreau de Tripoli, Antoine Aytarout, a insisté dans son allocution sur l'importance de réactiver et de consolider les organes de contrôle au sein de l'appareil judiciaire. « Nous ne cesserons de réclamer que soit confié à l'Inspection judiciaire et au Conseil de discipline un rôle moderne afin qu'ils puissent appliquer en même temps les principes de la récompense et de la sanction, et développer leurs ressources humaines et les techniques nécessaires à leur mission d'inspection et de contrôle », a ajouté M. Aytarout.
« Nous n'acceptons pas moins que d'être au service de tous et d'occuper la position du centre. » C'est ce qu'a affirmé hier le président du Conseil supérieur de la magistrature, le juge Ghaleb Ghanem, dans une allocution à l'ordre des avocats de Tripoli où il s'est rendu en compagnie du procureur général près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, de plusieurs membres du CSM, du président du barreau de Beyrouth, Ramzi Jreij, et de membres du Conseil de l'ordre. M. Ghanem, qui a évoqué la question de l'efficacité, de la rapidité et de l'indépendance de la magistrature, s'est demandé « ce qui empêche les juges d'être complètement indépendants et d'être les...
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