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Liban - Législatives

À Saïda, Fouad Siniora entre en campagne électorale

C'est à partir de Saïda, où il a effectué hier une tournée particulièrement symbolique, que le candidat Fouad Siniora est entré en campagne électorale au côté de sa colistière Bahia Hariri.
Le Premier ministre Fouad Siniora s'est rendu hier à Saïda, d'où il a lancé un appel à la participation massive le 7 juin prochain, « indépendamment du fait de savoir si les Libanais voteront pour nous ou contre nous ».
M. Siniora est arrivé vers midi dans la ville côtière et s'est immédiatement rendu à la mosquée Bahaeddine Hariri où il a été reçu par le mufti de Saïda, Sélim Soussan, et par le frère de Rafic Hariri, Chafic. À l'issue d'un huis clos d'une vingtaine de minutes avec le mufti, le Premier ministre a assisté à la prière du vendredi.
Dans son prêche, le mufti Soussan a mis l'accent sur l'attachement de Saïda et de ses habitants au projet de l'édification de l'État et au souvenir de Rafic Hariri. Il s'est ainsi élevé contre « le sarcasme, les insultes et les fausses accusations », condamnant aussi les attaques contre « l'armée, qui représente la garantie de l'unité nationale ». Le mufti a enfin appelé « toutes les parties à adopter un discours politique calme et à faire prévaloir la logique ». « Sortons du slogan de la bataille électorale pour aller vers celui de la concurrence entre les fils de Saïda au service de la ville », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a ensuite été reçu par le mufti jaafari de Saïda, cheikh Mohammad Osseirane. S'adressant aux journalistes à l'issue de la réunion, M. Siniora a indiqué qu'il ne se portait pas candidat à Saïda « contre » la famille Saad et qu'il ne pensait pas entrer un jour dans la course électorale. Cependant, il a affirmé qu'il avait reçu plusieurs encouragements des habitants de Saïda en faveur de sa candidature. « Nous sommes dans le cadre d'une concurrence démocratique au sens propre du terme. Nous tenons absolument à ce que le scrutin prenne l'aspect d'une concurrence démocratique, et non d'une bataille. C'est la pratique démocratique qui doit ressortir en vainqueur à l'issue de la journée. La démocratie repose sur deux piliers : le pouvoir et l'opposition. Celui qui sera dans l'opposition fait également partie de la pratique démocratique et du pouvoir, dans la mesure où le processus démocratique n'est complet que s'il existe une opposition active », a-t-il indiqué. Il a ensuite rejeté toute idée d'une « élimination de l'autre » à travers le processus électoral.

À Majdelioun
M. Siniora s'est ensuite rendu à Majdelioun, où il a été reçu par sa colistière à Saïda, la ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Bahia Hariri. Prenant la parole, le Premier ministre a estimé qu'il était « de notre devoir en tant que gouvernement de réaliser des élections totalement intègres et transparentes, qui exprimeront l'opinion des citoyens ». « Nous nous sommes engagés. Les Libanais veulent que cette échéance constitutionnelle se déroule dans le calme et la stabilité. Le gouvernement est attaché à cela, et les services sécuritaires et militaires le sont également », a-t-il dit pour dissiper toute crainte d'une déstabilisation sécuritaire avant ou durant le processus électoral. Un thème repris aussitôt en écho par Mme Hariri, qui a rendu hommage à Fouad Siniora, « un homme d'État de première catégorie ».
Après avoir rendu visite au mufti de Tyr, cheikh Mohammad Dali-Balta, le chef du gouvernement a participé à une rencontre avec des représentants des familles de Saïda au domicile du frère de Rafic Hariri, Chafic.
Fouad Siniora a indiqué qu'à travers sa candidature, il souhaitait préserver l'emplacement de Saïda dans la tradition historique libanaise. « J'aurais souhaité qu'avec la fin de la mission de ce gouvernement, je puisse de nouveau me dédier à la chose publique, mais pas nécessairement à travers la politique et les élections », a-t-il dit, évoquant les nombreux appels qu'il aurait reçus ces dernières semaines pour l'encourager à « continuer à lutter pour la souveraineté, l'indépendance, la liberté, la modération, le sens du pardon et l'acceptation de l'autre ». Et de rejeter l'idée selon laquelle le monde est polarisé entre deux camps, le bien et le mal. « Ce pays est fondé sur la modération », a-t-il souligné.
Fouad Siniora a ensuite évoqué la nécessité de libérer les territoires occupés par Israël et de soutenir la cause palestinienne, avant de plaider en faveur de l'initiative arabe pour la paix de Beyrouth en 2002. Il a par ailleurs exprimé sa volonté d'œuvrer pour créer des emplois pour les jeunes à Saïda, ainsi que pour la fondation d'un musée et d'un hôpital moderne dans la ville.
Après un nouvel appel à la participation massive au scrutin du 7 juin, il a indiqué que s'il venait à être élu, il viendrait s'installer à Saïda.
Sur le plan politique, il a estimé que l'essentiel dans l'accord de Doha, survenu après les événements du 7 mai 2008, était « l'élaboration d'une solution non violente », et non la « paralysie » des institutions et le tiers de blocage.
Signalons que le député Oussama Saad s'est contenté de commenter la visite de M. Siniora à Saïda de cette manière : « Nous aurions souhaité qu'il soit venu avant pour répondre aux doléances pressantes et réalise les projets dont la ville a été privée durant toute la période de sa présence au pouvoir, aussi bien comme ministre des Finances que comme Premier ministre. »
Le Premier ministre Fouad Siniora s'est rendu hier à Saïda, d'où il a lancé un appel à la participation massive le 7 juin prochain, « indépendamment du fait de savoir si les Libanais voteront pour nous ou contre nous ».M. Siniora est arrivé vers midi dans la ville côtière et s'est immédiatement rendu à la mosquée Bahaeddine Hariri où il a été reçu par le mufti de Saïda, Sélim Soussan, et par le frère de Rafic Hariri, Chafic. À l'issue d'un huis clos d'une vingtaine de minutes avec le mufti, le Premier ministre a assisté à la prière du vendredi.Dans son prêche, le mufti Soussan a mis l'accent sur l'attachement de Saïda et de ses habitants au projet de...
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