Certains des anciens insurgés irakiens recrutés par les forces américaines pour combattre Al-Qaïda au sein des milices Sahwa, complotent pour lancer des attaques, a déclaré mardi le vice-président irakien Adel Abdel Mahdi à l'AFP à Paris.
Ces déclarations ont été faites dans un contexte de tensions entre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et les Sahwa, dont des milliers de membres ont été intégrés dans les forces de sécurité irakiennes, mais dont d'autres ont affronté récemment les forces gouvernementales après des dizaines d'arrestations dans leurs rangs.
"Sans les Sahwa cela aurait été très difficile de chasser Al-Qaïda" d'Anbar, province à l'ouest de Bagdad, a reconnu le vice-président, en visite à Paris.
"Nous avons accepté d'intégrer des dizaines de milliers des membres de Sahwa dans nos forces armées, mais certains groupes ont pris le même drapeau, à Bagdad et ailleurs, même quelques groupes terroristes", a-t-il ajouté.
"Parfois on ne peut pas distinguer le vrai du faux Sahwa. Le Sahwa prétendu, ce sont les groupes qui attendent un moment propice pour attaquer", a-t-il dit.
"C'est pourquoi il y a eu des arrestations ici et là, une fois qu'on a découvert leurs alliances avec d'autres groupes terroristes", a poursuivi Adel Abdel Mahdi.
Il a précisé que les milices Sahwa opérant dans la province d'Anbar et dans certaines zones de Bagdad, dont le district majoritairement sunnite d'Adhamiyah, étaient légitimes et en contact avec le gouvernement.
Les 92.000 miliciens de Sahwa sont d'anciens insurgés, en majorité des baasistes, des militaires de l'ancien régime et des recrues d'al-Qaïda qui se sont retournés contre leurs anciens compagnons d'armes jugeant leurs actions trop sanguinaires et sans issue.
Financés dans un premier temps par l'armée américaine, les Sahwa avaient fortement contribué à la baisse des violences en Irak amorcée au second semestre 2007.
L'annonce par le gouvernement que seulement 20% d'entre eux seraient intégrés dans les forces de sécurité avait provoqué leur colère. Début avril les forces irakiennes de sécurité ont arrêté des dizaines de leurs membres, provoquant des heurts armés.
Ces déclarations ont été faites dans un contexte de tensions entre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et les Sahwa, dont des milliers de membres ont été intégrés dans les forces de sécurité irakiennes, mais dont d'autres ont affronté récemment les forces gouvernementales après des dizaines d'arrestations dans leurs rangs.
"Sans les Sahwa cela aurait été très difficile de chasser Al-Qaïda" d'Anbar, province à l'ouest de...


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