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Moyen Orient et Monde

Les autorités irakiennes passent au crible les casiers de détenus libérés

Les six attentats consécutifs de lundi, à Bagdad, ont ravivé les craintes d'un regain de violences.
Les autorités irakiennes ont annoncé hier qu'elles passeraient au peigne fin les dossiers de milliers d'Irakiens libérés de prison ces dernières semaines, après un lundi noir à Bagdad où six voitures piégées ont explosé, rappelant les pires heures des violences. Hier, un nouvel attentat a fait sept morts et 23 blessés à Bagdad après l'explosion d'une bombe artisanale cachée dans un sac en plastique et abandonnée près de l'entrée d'un mausolée chiite. Plusieurs magasins de vêtements ont été soufflés et du sang maculait la chaussée. La veille, un attentat dans le même quartier avait fait huit morts. Interrogé par l'AFP, le porte-parole des opérations de sécurité, le général Qassem Atta, a annoncé que des mesures étaient prises « pour empêcher les terroristes de se déplacer ». Mais surtout, les forces irakiennes de sécurité vont étudier minutieusement les dossiers des milliers d'Irakiens libérés des prisons américaines depuis le 1er février.  Ces mesures sont consécutives aux six attentats à la voiture piégée - toutes volées, selon le général Atta - perpétrés à quelques heures d'intervalle dans plusieurs quartiers majoritairement chiites de la capitale, tuant 34 personnes et blessant près de 130 autres. Ces attentats ont ravivé les craintes d'un regain de violences en Irak après plusieurs mois de baisse du nombre d'attaques. Plusieurs pistes ont été évoquées pour les commanditaires de ces attentats : el-Qaëda, anciens partisans de Saddam Hussein, milices sunnites dans le collimateur du gouvernement, mais aussi des détenus libérés ces dernières semaines par l'armée américaine. Près de 13 000 prisonniers sont actuellement détenus dans deux prisons contrôlées par l'armée américaine, à Camp Victory, près de l'aéroport de Bagdad, et à Camp Bucca, dans le sud de l'Irak. Le 22 mars, l'armée américaine avait indiqué vouloir renvoyer devant la justice irakienne 6 000 à 7 000 des détenus qu'elle considère comme les plus dangereux. D'autres détenus, considérés comme moins dangereux, sont actuellement libérés au rythme de 50 par jour ou sont transférés aux autorités irakiennes, qui en libèrent également un grand nombre.

Les autorités irakiennes ont annoncé hier qu'elles passeraient au peigne fin les dossiers de milliers d'Irakiens libérés de prison ces dernières semaines, après un lundi noir à Bagdad où six voitures piégées ont explosé, rappelant les pires heures des violences. Hier, un nouvel attentat a fait sept morts et 23 blessés à Bagdad après l'explosion d'une bombe artisanale cachée dans un sac en plastique et abandonnée près de l'entrée d'un mausolée chiite. Plusieurs magasins de vêtements ont été soufflés et du sang maculait la chaussée. La veille, un attentat dans le même quartier avait fait huit morts. Interrogé par l'AFP, le porte-parole des opérations de...
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