Il a en outre appelé Téhéran à choisir. « J'ai clairement fait savoir au peuple et aux dirigeants de la République islamique que les États-Unis recherchent une relation basée sur les intérêts et le respect mutuels », a-t-il souligné en Turquie, pays voisin de l'Iran. « Maintenant, les dirigeants iraniens doivent choisir s'il veulent construire une arme ou bâtir un avenir meilleur pour leur peuple », a-t-il ajouté.
Suite à ces propos, Hassan Qashqavi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, a noté que l'administration Bush présentait déjà la République islamique comme une menace en raison de ses ambitions nucléaires afin de chercher à l'isoler sur la scène internationale. « La répétition de ces accusations (contre l'Iran) semble contredire le slogan de changement (d'Obama) », a-t-il déclaré.
Proche-Orient : 2 États
À propos du Proche-Orient, il a affirmé que le processus d'Annapolis et la « feuille de route » constituent la voie de la paix. « Laissez-moi être clair : les États-Unis soutiennent fermement l'objectif de deux États, Israël et la Palestine cohabitant dans la paix et la sécurité », a-t-il déclaré.
Alors que les Palestiniens ont félicité les propos de M. Obama, par la voix de l'un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, le ministre israélien de l'Environnement Gilad Erdan, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a affirmé qu'Israël ne prenait pas « ses ordres » du président américain. « En votant pour Benjamin Netanyahu, les citoyens israéliens ont décidé de ne pas devenir le 51e État des États-Unis », a proclamé le ministre lors d'un discours à la Knesset (Parlement).
M. Obama a par ailleurs profité de son déplacement en Turquie pour soutenir, de nouveau, l'adhésion de ce pays à l'Union européenne, estimant qu'une entrée de la Turquie renforcerait le bloc européen. C'est la deuxième fois que M. Obama s'immisce dans le débat européen en moins d'une semaine, déplaisant à des pays européens comme la France qui ne proposent qu'un partenariat privilégié à Ankara.
Pendant ses entretiens avec les dirigeants turcs, le président Obama a insisté sur le caractère stratégique des relations entre les deux alliés, mises à mal en raison de l'occupation américaine de l'Irak, en 2003. Les choses se sont améliorées depuis, les États-Unis fournissant des renseignements à l'armée turque pour déloger les séparatistes kurdes repliés dans le nord de l'Irak.
Enfin, M. Obama est arrivé à Istanbul, où il doit rencontrer aujourd'hui des leaders religieux et des étudiants, et visiter deux lieux symboliques de l'islam et du christianisme avant de regagner les États-Unis. Il devait hier soir faire une apparition à une réception donnée à l'occasion d'un forum de l'Alliance des civilisations, créée pour renforcer le dialogue interculturel.


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