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Liban

Aoun appelle la nouvelle génération à se libérer du féodalisme politique

« Nous sommes les héritiers d'une génération qui a cru au féodalisme politique. Ainsi, et deux cents ans plus tard, ce sont les mêmes noms qui reviennent comme un leitmotiv. » C'est ce qu'a affirmé samedi le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, qui s'exprimait devant près de 500 écoliers en provenance de plusieurs localités du Akkar, venus lui rendre visite à Rabieh.
 Devant la « nouvelle génération de la libération », comme il dit, le chef du CPL a vivement dénoncé le féodalisme politique qui, a-t-il dit, s'est transformé au fil du temps « en clientélisme ». « Les hommes au pouvoir se sont mis à distribuer des services personnels, réduisant à néant le principe du service public », a-t-il indiqué.
Et le député de dénoncer ces « habitudes sociales » désormais considérées comme « une plus-value chez l'homme politique, qui cherche à obtenir en contrepartie un soutien populaire ». Des pratiques dont « nous devons absolument nous libérer », a-t-il dit. Et d'ajouter :
« Nous avons également besoin de réformes administratives, et une autorité qui puisse imposer sa volonté sur l'administration afin qu'elle se conforme aux formalités légales, et s'engage à livrer ses services à l'administré en temps voulu. » « Le député, de son côté, a le devoir de contrôler cette administration », a ajouté M. Aoun.
Dans son discours, le général a stigmatisé trois phénomènes qui, selon lui, imprègnent la vie politique libanaise, à savoir « le féodalisme, qui est un facteur de marasme empêchant tout développement social », « le confessionnalisme et le communautarisme, qui paralysent la société », et enfin, « l'argent politique dont nous devons également nous délivrer ». À ce sujet, il a affirmé qu'il est « impossible d'édifier une société sur le principe de la distribution des pots-de-vin et de l'argent sale ».
« L'État qui est édifié sur l'argent malhonnête ne peut en aucun cas œuvrer en vue de servir l'intérêt de ses citoyens », a-t-il dit, insistant sur l'importance des « ressources humaines qui sont les ressources véritablement productives du pays ».
« N'ayez pas peur. Le système économique libéral persistera. Seul le régime barbare qui pille les gens disparaîtra », a-t-il dit à l'adresse de ses invités, laissant clairement entendre que le régime actuel était fondé sur le détournement des fonds publics.
Et de conclure en espérant qu'une nouvelle phase pourra débuter à partir du 7 juin prochain, pour témoigner de la résurrection du Liban, une résurrection économique, politique et de développement, celle-là même qui s'oppose à la « politique de destruction organisée », a-t-il dit.
« Nous sommes les héritiers d'une génération qui a cru au féodalisme politique. Ainsi, et deux cents ans plus tard, ce sont les mêmes noms qui reviennent comme un leitmotiv. » C'est ce qu'a affirmé samedi le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, qui s'exprimait devant près de 500 écoliers en provenance de plusieurs localités du Akkar, venus lui rendre visite à Rabieh. Devant la « nouvelle génération de la libération », comme il dit, le chef du CPL a vivement dénoncé le féodalisme politique qui, a-t-il dit, s'est transformé au fil du temps « en clientélisme ». « Les hommes au pouvoir se sont mis...
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