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Liban - Élections

La majorité entre mobilisation et dissensions

Le député Saad Hariri a réaffirmé les principales lignes directrices de la politique du Courant du futur - devenu une organisation politique - mettant l'accent sur la souveraineté absolue de l'État, sur la nécessité que les armes soient détenues par les seules forces régulières ainsi que sur la régularité du scrutin.
Au cours d'un meeting organisé au BIEL, hier, par le Courant du futur, pour exposer au public son programme politique et socio-économique, plusieurs orateurs, tous des jeunes cadres de ce courant, se sont succédé à la tribune afin d'exposer chacun à tour de rôle les constantes nationales de cette formation du 14 Mars, sa vision de la réforme administrative, de la justice sociale, de l'éducation, ainsi que du rôle des jeunes et de la femme dans la participation à la vie publique.
M. Ahmad Hariri devait ensuite annoncer que le Courant du futur est devenu l'organisation politique nationale pour le Liban. Un point que son cousin, Saad Hariri, devait expliquer par la suite, après que Mlle Hazar Caracalla eut exposé dans le détail le programme politique de cette formation. « Nombreux sont ceux qui savent que c'est Rafic Hariri qui a choisi le nom du Courant du futur et qu'il avait fait face, des années durant, à de nombreuses pressions pour l'empêcher d'en faire une organisation ayant un projet politique, social et économique global », a-t-il dit, avant d'ajouter : « Nous voulons que les rêves des gens se concrétisent aux plans de la sécurité, de la politique et de l'économie. »
M. Hariri a ensuite souligné que « la situation actuelle dans le pays en reflète une mauvaise image », avant d'insister sur le confessionnalisme qu'il a présenté comme étant la principale tare du pays « divisé en micro-États féodaux communautaires et sectaires, au sein desquels les intérêts des communautés passent avant l'intérêt national supérieur ». Il a plaidé en faveur du droit de l'État à étendre son autorité « aux plans politique, de sécurité, économique et social, sur l'ensemble du territoire libanais », avant d'insister également sur « le rôle indiscutable à gérer les affaires publiques ». Selon lui, le Liban devrait cesser d'être « une scène ouverte aux conflits entre les communautés ». « La diversité est une source de force pour le Liban, si nous savons l'exploiter afin de préserver notre identité arabe et de faire en sorte que notre allégeance soit au Liban et non pas aux communautés », a insisté M. Hariri, en déplorant le fait que les conflits politiques finissent par devenir des conflits communautaires. Pour le chef du Courant du futur, « les conflits politiques doivent demeurer dans ce cadre ».

Les armes de la Résistance
Après avoir réaffirmé l'attachement de sa formation à la coexistence, à la souveraineté et l'indépendance du Liban, il a estimé que la coexistence devrait être vécue au quotidien, et insisté sur le fait que les interventions étrangères dans les affaires libanaises devraient cesser.
Exposant la conception du Courant du futur de l'accord de Taëf, M. Hariri a mis en relief les principes du partenariat, de la participation au pouvoir et de la parité, qu'il a présentés comme étant immuables. Pour lui, « porter atteinte à la coexistence reviendrait à porter un coup au pacte d'honneur conclu à Taëf ». « Je ne pense pas que les Libanais pardonneront ou accepteront ce genre de déviation », a-t-il observé.
Il a réaffirmé l'attachement du Courant du futur au dialogue national et son opposition au recours aux armes, comme moyen d'expression. « Nous maintiendrons notre position, selon laquelle aucune arme, qu'elle soit libanaise ou pas, ne devrait supplanter les armes des forces légales et que la conférence de dialogue ne doit pas renoncer à discuter des armes de la Résistance, en tenant compte de la nécessité de préserver la souveraineté libanaise face aux dangers israéliens », a fait valoir M. Hariri.
Tout en réaffirmant son attachement à la cause palestinienne, il a mis en garde contre toute tentative de faire du droit au retour une matière à négociation ou de l'implantation des réfugiés, une condition pour une solution du dossier palestinien.
Abordant ensuite le volet électoral, M. Hariri a aussi mis en garde contre les tentatives d'intimidation armées. « Les autorités concernées, a-t-il insisté, sont appelées à préserver la régularité du scrutin, notamment au niveau de la libre circulation et de l'exercice du droit au vote, loin de toute pression ou intimidation. »
Pour M. Hariri, « les élections détermineront l'avenir de l'État ». « C'est une occasion pour renouveler la confiance dans le pays et pour jeter les bases d'une véritable démocratie qui ne soit pas l'otage de toutes sortes de moyens de paralysie », a-t-il relevé.
Il a appelé les partisans du 14 Mars à se rendre massivement aux urnes « pour exprimer la volonté des Libanais de vaincre le désespoir ».
« Le Liban, a noté M. Hariri, a aujourd'hui une nouvelle chance pour être un refuge économique et financier, et pour attirer les investissements susceptibles de favoriser une croissance et un développement équilibré. »
Au cours d'un meeting organisé au BIEL, hier, par le Courant du futur, pour exposer au public son programme politique et socio-économique, plusieurs orateurs, tous des jeunes cadres de ce courant, se sont succédé à la tribune afin d'exposer chacun à tour de rôle les constantes nationales de cette formation du 14 Mars, sa vision de la réforme administrative, de la justice sociale, de l'éducation, ainsi que du rôle des jeunes et de la femme dans la participation à la vie publique.M. Ahmad Hariri devait ensuite annoncer que le Courant du futur est devenu l'organisation politique nationale pour le Liban. Un point que son cousin, Saad Hariri, devait expliquer par la suite, après que Mlle Hazar Caracalla eut exposé dans le détail le programme...
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