Au moins huit soldats ont été tués samedi dans un attentat-suicide qui a visé les forces de sécurité dans le centre d'Islamabad, en proie depuis près de deux ans à une vague d'attentats commis par des islamistes proches d'al Qaïda.
Il s'agit de la seconde attaque visant les forces de sécurité dans la capitale pakistanaise en moins de deux semaines.
Les talibans pakistanais ont menacé cette semaine de commettre de nouveaux attentats, notamment à Islamabad, en riposte aux tirs de missiles américains contre des repaires des talibans et du réseau al Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.
Dans la nuit de vendredi à samedi, une nouvelle salve de ces missiles tirés par des avions sans pilote américains a fait 13 morts dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan.
"Il y a huit morts, tous des soldats du corps des gardes-frontières (FC)", a dit à des journalistes le chef des opérations de la police dans la capitale, Binia Amin. "Il y a aussi quatre blessés", a-t-il ajouté.
"Il était 19H38-19H39 (14H38 GMT) quand un kamikaze est entré dans le camp par l'arrière", a indiqué le responsable policier. "Les membres des FC ont riposté et le kamikaze s'est fait exploser".
Des tirs nourris d'armes automatiques ont retenti longtemps en provenance des lieux de l'attentat, sans que l'on sache sur qui tiraient les militaires, a déclaré un commissaire de police de la capitale, Tahir Alam.
Un suspect a été arrêté immédiatement après l'attentat, a-t-il ajouté, sans plus de précision.
La cible était un campement de cette force paramilitaire chargée notamment de la sécurité des zones sensibles à Islamabad.
Il est situé à proximité d'un poste de contrôle routier que les FC tiennent avec la police depuis l'attentat-suicide qui avait détruit l'hôtel Marriott dans le centre-ville le 20 septembre 2008, faisant 60 morts.
Le 23 mars, un attentat-suicide contre des bureaux de la police à Islamabad avait fait un mort.
Le chef du Mouvement des Talibans du Pakistan (Tehreek-e-Taliban Pakistan, TTP), Baïtullah Mehsud, a revendiqué mardi cet attentat, ainsi qu'une attaque commise le 30 mars contre une école de police à Lahore, dans l'est du pays. Il avait alors menacé de nouveaux attentats.
Les talibans alliés à des combattants d'al Qaïda, basés dans le nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, sont responsables de la vague d'attentats, suicide pour la plupart, qui ont fait plus de 1.700 morts depuis juillet 2007.
Baïtullah Mehsud est l'homme le plus recherché du pays, accusé notamment par l'ancien régime militaire d'avoir commandité l'assassinat de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto le 27 décembre 2007.
Les talibans pakistanais ont également été soupçonnés pour l'attentat contre l'hôtel Marriott.
Les Etats-Unis ont récemment offert une récompense de cinq millions de dollars pour toute information pouvant mener à la capture de Baïtullah Mehsud, désigné comme un maillon essentiel d'al Qaïda opérant depuis les zones tribales.
En revendiquant l'attaque de Lahore et celle du 23 mars à Islamabad, qui visaient toutes deux les forces de sécurité, le chef taliban avait affirmé qu'elles avaient été commises "en représailles aux frappes menées par des drones sur les zones tribales".
"Il y aura d'autres attaques semblables", avait-il prévenu.
Le président américain Barack Obama a placé le Pakistan au coeur de sa nouvelle stratégie contre le réseau al Qaïda et les groupes islamistes en Afghanistan. Il avait déclaré le 29 mars qu'il "n'avait pas changé d'approche" à propos des tirs de missiles.
Il s'agit de la seconde attaque visant les forces de sécurité dans la capitale pakistanaise en moins de deux semaines.
Les talibans pakistanais ont menacé cette semaine de commettre de nouveaux attentats, notamment à Islamabad, en riposte aux tirs de missiles américains contre des repaires des talibans et du réseau al Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.
Dans la nuit de vendredi à samedi, une nouvelle salve de ces missiles tirés par des avions sans pilote...


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