M. Nasnas a déclaré que l'objectif était « d'honorer les "amis" des restos du cœur en la personne de leur président Michel Eddé, et des membres de son association ». « Nous les remercions pour les liens étroits qu'ils maintiennent avec nous et l'appui sans faille qu'ils nous témoignent », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « L'association des restos du cœur poursuit sa mission, grâce à l'appui de tous, à votre appui et surtout au dévouement de ses membres. (...) Cela est un aspect de notre héritage, riche en dévouement et en entraide, riche en valeurs de solidarité. (...) L'intérêt que nous portons aux vieux découle de l'intérêt que nous portons à toutes les générations, de l'enfance jusqu'au troisième âge, en passant par les jeunes qui représentent la charpente de toute société.
Ces valeurs ont été définies par ceux qui nous ont précédés, il nous revient de les développer. (...) C'est là le fondement de la synergie et de la solidarité entre l'État et le citoyen, entre les secteurs public et privé, entre un citoyen et l'autre. »
Pour M. Nasnas, « il est grand temps d'adopter une approche pragmatique au niveau de l'action sociale. Cela requiert un effort et une contribution de la part de tous, en vue d'assurer à tous le bien-être et de garantir la paix sociale ».
Après avoir adressé ses remerciements à l'association, il a souligné qu'il n'est « nul besoin de se plaindre, mais seulement d'agir, nul besoin de critiquer, mais de prendre des initiatives ». « Le message de l'association grecque-catholique est de tracer la voie de l'amour et de la solidarité », a-t-il conclu.
Pour sa part, M. Eddé a exprimé sa joie, ainsi que celle des autres membres de l'association, de se trouver à la Société de bienfaisance grecque-catholique, « en compagnie de Mgr Kallas que nous aimons et respectons », ajoutant qu'il appréciait l'action de la société au service des personnes du troisième âge.
Il a ajouté : « Les restos du cœur appuient l'association de bienfaisance et se tiennent à ses côtés dans son œuvre humanitaire et sociale, ils partagent son souci de l'autre, de tout autre dans le besoin, parce que l'égoïsme est la négation du christianisme. C'est cela qui fait la différence entre le Nouveau et l'Ancien Testament.
L'Ancien Testament exige d'aimer les siens alors que le Nouveau Testament exige également d'aimer ses ennemis. Au Liban, nous devons tous être frères, à quelque communauté que l'on appartienne, et en être fiers. »
Enfin, M. Nasnas a offert à M. Eddé un plateau en argent commémoratif, en hommage à l'action des restos du cœur.

