Il s'agira de la plus forte chute de l'activité économique depuis le taux de 6,0 % enregistré en 1994, alors que l'ex-URSS souffrait encore de manière aiguë de l'effondrement de son économie dirigée.
Fitch définit « l'Europe émergente » comme la vaste zone s'étendant des membres de l'Union européenne situés en Europe centrale, tels que la République tchèque, aux ex-républiques soviétiques d'Asie centrale.
La chute de l'activité « devrait être plus forte dans l'Europe émergente que dans d'autres régions », estime l'agence.
Cette situation provient « du fait que les particularités de nombre de pays - ouverture au commerce international, déséquilibres macroéconomiques antérieurs et dépendance vis-à-vis des matières premières - les rendent relativement vulnérables aux chocs importants qui ont secoué l'économie mondiale », note Ed Parker, analyste de Fitch.
Pour Fitch, les économies qui seront les plus touchées « par la baisse spectaculaire du commerce mondial et des flux financiers » seront la Hongrie et le Kazakhstan, et la moins touchée sera la Pologne. Cette dernière est, avec l'Azerbaïdjan, le seul pays pour lequel Fitch ne prévoit pas de recul du PIB cette année.
L'agence de notation financière estime que la Pologne connaîtra en 2009 une croissance nulle, tandis que l'Azerbaïdjan jouira d'une expansion de 2,5 %. Le plus fort déclin sera enregistré par la Lettonie (-12 %).
Ce recul de l'activité économique de la région sera le premier depuis la crise financière russe de 1998, année où la production avait baissé de 0,5 % dans toute la zone et de 5,3 % en Russie, sa plus grande économie.
Fitch a estimé à 4,0 % la croissance régionale en 2008 et à 6,8 % en moyenne sur les cinq années achevées en 2007.

