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Sport

Les choix controversés de Domenech

En Lituanie, Raymond Domenech a surpris en titularisant Peguy Luyindula à la place de Karim Benzema. En défense, Sébastien Squillaci a été une bonne surprise. Des paris finalement payants (1-0). Mais des interrogations persistent avant de retrouver les Lituaniens, demain au Stade de France.

Luyindula la surprise
C'était la surprise du chef. En l'absence de Nicolas Anelka, Raymond Domenech a préféré titulariser Thierry Henry dans l'axe. Ribéry replacé à gauche, comme au Bayern, il fallait bien trouver quelqu'un à droite. Et le sélectionneur est allé chercher Peguy Luyindula. À la surprise générale, il faut bien le dire. Car le Parisien, pas toujours titulaire en club et appelé après la blessure de Jimmy Briand, n'avait plus connu l'équipe de France depuis le 13 octobre 2004. Depuis, il avait figuré sur la feuille de match contre la Suède (1-1) en février 2005 et reçu une convocation en Suisse (0-0) et contre Chypre (4-0) en octobre de la même année. « Pour pouvoir jouer sur un côté et en même temps devant, un peu comme il le fait au PSG, a expliqué Domenech après le match. Il fallait avoir un poids car Titi a tendance à se décaler à gauche. On a eu énormément de centres, c'était l'objectif. » Un coup d'essai pas tout à fait raté, mais pas tout à fait réussi non plus. Le problème, c'est qu'il a vendangé ces occasions, notamment un face-à-face avec le gardien. « Pression, je ne pense pas. On me donne ma chance, j'essaie de jouer en me donnant au maximum. Je n'ai pas marqué, c'est comme ça. Il n'a pas manqué grand-chose », se défend le Parisien. Mais le reverra-t-on mercredi au Stade de France ?

Où est passé Benzema?
Si elle a fait le bonheur de Ribéry et Henry, heureux de retrouver leurs postes de prédilection, la titularisation de Peguy Luyindula a fait une victime  : Karim Benzema. Anelka et Gignac forfaits, l'occasion était pourtant belle de se relancer. Il semblait d'ailleurs être le candidat idéal pour évoluer en pointe. Mais sa méforme actuelle a semble-t-il poussé Domenech à changer ses plans. Relégué sur le banc derrière Luyindula, l'attaquant lyonnais a décidément vu sa cote dégringoler ces derniers temps. S'il reste incontournable à Lyon, bien qu'il n'ait plus marqué depuis le 21 février en Ligue 1, Benzema ne l'est plus chez les Bleus. Et son entrée en jeu à la 64e minute à Kaunas n'a rien eu de convaincante. Pas idéal pour chasser le doute.
Son Euro 2008 raté, son premier grand rendez-vous international avait déjà sonné l'alarme. En 21 sélections, il a rarement été décisif. Ce n'est d'ailleurs pas hasard s'il a inscrit trois de ses cinq buts lors de matches amicaux et un doublé face aux îles Féroé en octobre 2007 (6-0). Mais aura-t-il à nouveau sa chance demain ? L'expérience Henry n'a pas été un franc succès à un poste auquel il n'évolue plus depuis pratiquement deux ans. Dans l'axe, il a en effet eu parfois la fâcheuse tendance à repartir sur le flanc gauche. Mais à 21 ans, Benzema voit plus loin et a déjà l'Afrique du Sud en ligne de mire.

Squillaci marque des points
Avec six buts encaissés en trois matches, la défense était pointée du doigt comme le principal point faible des Bleus lors de ces qualifications. Les coups de pied arrêtés, notamment, inquiétaient. Pourtant, les nombreux forfaits ont poussé Domenech à poursuivre le chantier et à chambouler une nouvelle fois son arrière-garde. Cette fois, c'est Sébastien Squillaci qui a eu les honneurs du onze de départ en lieu et place de Philippe Mexès. Et ce fut plutôt une bonne surprise. D'abord, parce que les Bleus n'ont pas encaissé de but. Mais la timidité des assauts lituaniens n'est pas une référence en la matière. Ensuite, le jeu de tête du défenseur du FC Séville a soulagé l'équipe dans un domaine où elle n'excelle pas habituellement.
Pour sa 9e titularisation en 13 sélections, il formait pour l'occasion un duo inédit avec Gallas. Résistera-t-il aux retours de blessure d'Abidal, Escudé ou même de Boumsong ? Domenech n'a peut-être pas fini de chercher la bonne formule.

Et ensuite ?
En Lituanie, Raymond Domenech a tenté un pari. Le résultat lui donne forcément raison. Mais qu'en aurait-il été si la France ne s'était pas imposée à Kaunas ? En titularisant Peguy Luyindula, qui ne faisait même pas partie du groupe avant d'être appelé à la rescousse, le sélectionneur à une nouvelle fois pris tout le monde à contre-pied. Heureusement, comme en Roumanie, Ribéry a joué les sauveurs et éloigné les critiques. Mais sur le long terme, comment expliquera-t-il à Benzema ou à Nasri qu'il compte sur eux ?
D'ailleurs, même s'il gardait la confiance de Jean-Pierre Escalettes quel que soit le résultat, Domenech ne fanfaronne pas. « Je ne fais pas de triomphalisme, avoue-t-il. Il y a un match mercredi. C'est le truc le plus important maintenant. » Car la route jusqu'en Afrique du Sud est encore longue. Dans le duel France-Serbie qui se profile sur la route du Mondial 2010, il y a décidément encore beaucoup de questions à élucider.
En Lituanie, Raymond Domenech a surpris en titularisant Peguy Luyindula à la place de Karim Benzema. En défense, Sébastien Squillaci a été une bonne surprise. Des paris finalement payants (1-0). Mais des interrogations persistent avant de retrouver les Lituaniens, demain au Stade de France.Luyindula la surpriseC'était la surprise du chef. En l'absence de Nicolas Anelka, Raymond Domenech a préféré titulariser Thierry Henry dans l'axe. Ribéry replacé à gauche, comme au Bayern, il fallait bien trouver quelqu'un à droite. Et le sélectionneur est allé chercher Peguy Luyindula. À la surprise générale, il faut bien le dire. Car le Parisien, pas toujours titulaire en club et appelé après la blessure de Jimmy...
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