Dimanche, le fiasco a été total pour les Rouge. Dès le départ, Felipe Massa et Kimi Räikkönen ont dû composer avec leurs pneus « très tendres » qui se sont rapidement dégradés. « C'est très difficile d'amener les pneus en température ici, en partie à cause de la surface de la piste qui ne fournit pas beaucoup d'adhérence », indiquait Felipe Massa. Les deux pilotes revenaient alors rapidement aux stands, peu après le 10e tour, et perdaient un temps précieux. Reparti au milieu du peloton, Felipe Massa n'a alors jamais réussi à remonter dans les points. Puis c'est la fiabilité de la F60 qui a été mise en cause avec un problème hydraulique survenu à une dizaine de tours de l'arrivée et qui l'a obligé à abandonner. Lucide, le Brésilien est revenu sur cet incident à l'issue de la course. Il n'est pas allé par quatre chemins pour expliquer ce qu'il lui restait à faire. « La solution pour la Malaisie ? Travailler et travailler encore plus ! » a-t-il clamé.
Mauvaise stratégie
Son coéquipier n'a pas fait mieux en partant en tête-à-queue peu de temps après. « J'ai terminé dans le mur, et c'est de ma faute, a indiqué le Finlandais. C'est dommage car lorsque l'on voit ce qui s'est passé après, j'aurais pu finir deuxième. Nous avons perdu de gros points, mais nous essayerons de nous refaire en Malaisie. Nous avons besoin d'améliorer nos performances globales. »
De son côté, Stefano Domenicali regrettait que ses voitures n'aient pas confirmé après des essais hivernaux prometteurs. Mauvais choix de pneus et de stratégie, le directeur de Ferrari n'a éludé aucun des points noirs aperçus en Australie. « Pour résumer, c'est une journée à oublier du point de vue du résultat, mais nous devons bien nous en souvenir pour essayer d'analyser ce qui n'a pas marché et nous améliorer immédiatement », a-t-il annoncé. Dès le week-end prochain à Sepang, Ferrari aura l'occasion de se racheter avec le Grand Prix de Malaisie.


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