Le président a été accueilli, à l'aéroport de Doha, par l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, l'héritier du trône, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem ben Jaber al-Thani, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, et l'ambassadeur du Liban au Qatar, Hassan Saad.
Après la cérémonie officielle, qui s'est déroulée à l'aéroport de Doha, le président Sleiman s'est rendu à l'hôtel Ritz-Carlton, où il séjournera.
À son arrivée, il s'est réuni avec les membres de la délégation officielle pour préparer le sommet arabe. Peu après, il a rencontré le président syrien, Bachar el-Assad.
Interrogé par les journalistes à l'issue de cet entretien, M. Sleiman a indiqué avoir examiné avec M. Assad « les questions intéressant le Liban et la Syrie ainsi que les sujets à l'ordre du jour du sommet arabe et les questions de l'heure ».
« Les relations libano-syriennes sont excellentes. Elles l'étaient et elles le resteront et iront de l'avant », a-t-il ajouté.
Selon lui, « ces relations sont bien plus profondes, historiquement, géographiquement et socialement, que de simples rapports diplomatiques. Il s'agit de liens de parenté. Cependant, les relations internationales supposent la présence d'ambassades afin de pouvoir régler tous les problèmes qui se posent au niveau international et diplomatique ».
À la question de savoir s'il veut entendre par là la question du tracé de la frontière, le chef de l'État a répondu : « Nous sommes convenus du tracé avant l'échange diplomatique. »
Enfin, au sujet des élections législatives du 7 juin, M. Sleiman a réaffirmé qu'elles seront « démocratiques ».
Avec Ban
Le président de la République s'est ensuite entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, en présence de Terjé Roed-Larsen, son adjoint en charge de l'application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, avant de recevoir le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki.
M. Ban a exprimé à l'issue de la rencontre sa « satisfaction » à l'égard « du progrès survenu au Liban sous la conduite du président Sleiman », tout en affirmant qu'il « reste beaucoup à faire ». « Nous aspirons à davantage de facteurs de calme », a-t-il dit.
Le secrétaire général a souligné qu'il souhaitait des élections législatives « transparentes, démocratiques et se déroulant sans violences ». Le peuple libanais « doit pouvoir s'exprimer de manière mûre et apparaître ainsi aux yeux du monde », a-t-il dit.
Il a indiqué avoir aussi évoqué avec M. Sleiman les rapports libano-syriens. « Je souhaite que ces rapports se développent de manière fluide, de façon à servir l'application de la résolution 1701 », a-t-il encore dit.
Samedi, à la veille de son départ pour Doha, le président Sleiman avait souhaité un prompt rétablissement aux soldats de l'armée blessés par des malfaiteurs recherchés dans la Békaa, saluant l'institution militaire pour les efforts qu'elle déploie dans l'instauration de la paix et de la stabilité.

