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Moyen Orient et Monde - Turquie

Le parti d’Erdogan largement en tête des municipales

Le scrutin a été marqué par des violences qui ont fait cinq morts.
Le parti islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan était largement en tête aux élections municipales d'hier en Turquie, selon des résultats partiels publiés par les chaînes de télévision. Le Parti de la justice et du développement (AKP) recueillait 41 % des suffrages, sur la base de 14 % des bulletins de vote dépouillés à travers le pays, selon les chaînes d'information CNN-Türk et NTV. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d'opposition au Parlement, était en deuxième position avec quelque 18 % des suffrages. Le Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) arrivait troisième avec près de 15 % des suffrages. Le Parti pour une société démocratique (DTP, prokurde) remportait pour sa part la principale ville du Sud-Est anatolien à majorité kurde, Diyarbakir. Les sondages publiés avant les élections prédisaient une nette victoire de l'AKP avec de 40 à 48 % des voix.
Quelque 48 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour élire leurs représentants dans les administrations locales dans des élections perçues comme un test de popularité pour le parti gouvernemental, dans un contexte de crise économique.
M. Erdogan souhaite que ce scrutin-référendum renforce son parti, au pouvoir depuis 2002, et lui permette de mener à bien des réformes pour se rapprocher de l'Union européenne.
De nombreux Turcs attribuent à l'AKP la stabilité politique de ces dernières années. Le parti a remporté une victoire écrasante aux élections législatives de 2007, avec plus de 46 % des voix. Aux dernières municipales, en 2004, l'AKP a remporté avec 41 % les mairies de la plupart des grandes villes, dont Ankara et Istanbul. Ces deux métropoles devraient rester sous la gestion de l'AKP, selon ces premiers résultats. Izmir (Ouest), grande ville de la région égéenne, resterait quant à elle fidèle au CHP, dont elle est un bastion.
Cinq personnes sont mortes et près d'une centaine ont été blessées lors d'affrontements, parfois avec des armes à feu, liés au scrutin. Les violences se sont surtout produites dans le Sud-Est anatolien déshérité où de violentes bagarres entre partisans de candidats aux postes de chef de village ont marqué le scrutin.
L'AKP a échappé de justesse l'an dernier à une procédure de dissolution lancée à la suite d'une bataille entre le gouvernement et le camp laïque. Si ce parti réussit un aussi bon score qu'aux dernières législatives, il sera en bonne posture pour faire adopter des réformes proeuropéennes et signer un nouvel accord d'emprunt avec le Fonds monétaire international (FMI), pour réduire les effets de la crise, selon Wolfango Piccoli, du groupe Eurasia à Londres, spécialisé dans le risque politique. Dans le cas de figure moins plausible où l'AKP tomberait en dessous des 40 % des voix, « l'opposition pourrait demander la tenue d'élections anticipées », estime l'analyste dans une note adressée aux investisseurs.
Le parti islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan était largement en tête aux élections municipales d'hier en Turquie, selon des résultats partiels publiés par les chaînes de télévision. Le Parti de la justice et du développement (AKP) recueillait 41 % des suffrages, sur la base de 14 % des bulletins de vote dépouillés à travers le pays, selon les chaînes d'information CNN-Türk et NTV. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d'opposition au Parlement, était en deuxième position avec quelque 18 % des suffrages. Le Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) arrivait troisième avec près de 15 % des suffrages. Le Parti pour une...
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