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Liban - Exécutif

La BDL, premier jalon des nominations administratives ?

De nombreux dossiers seront examinés aujourd'hui en Conseil des ministres. Le président Sleiman et M. Siniora en ont débattu hier. Un déblocage pourrait intervenir sur le dossier des quatre vice-gouverneurs de la BDL. En attendant le budget et sans oublier la sécurité.
Un Conseil des ministres se tient aujourd'hui, qui pourrait marquer un progrès dans le processus de nominations administratives, en particulier celles des quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban.
Le chef de l'État, le président Michel Sleiman, et le président du Conseil, Fouad Siniora, ont abordé ce sujet et bien d'autres, hier soir, au palais de Baabda. Il a notamment été question de l'assassinat du numéro 2 de l'OLP au Liban, de l'arrestation d'un suspect rôdant autour du domicile du président Amine Gemayel, à Bickfaya, sans compter les ordres du jour du Conseil des ministres et de la séance parlementaire qui se tiennent aujourd'hui et enfin le sommet arabe de Doha, à la fin du mois.
Dans une réponse aux journalistes impatients qui le bombardaient de questions, M. Siniora a affirmé que la réunion du gouvernement pourrait déboucher sur des nominations « qui pourraient conduire à d'autres, à mesure que l'élément de confiance serait rétabli entre nous ».
D'évidence, l'élément « confiance » manque toujours entre la majorité et l'opposition, en général, et entre M. Siniora et le président de la Chambre, Nabih Berry, en particulier. Ce dernier a feint de ne pas savoir pour quelle raison le budget n'avait pas encore été voté, affirmant s'être entendu avec M. Siniora au sujet du budget du Conseil du Sud, qui bloque tout depuis plusieurs semaines.
En bon diplomate, M. Siniora a précisé à l'intention des journalistes que l'entente avec M. Berry s'est faite sur les grandes lignes, mais que sa mise en œuvre, dans la pratique, prend plus de temps.
On sait que M. Berry réclame pour « son » Conseil du Sud un budget de 60 milliards de livres, un chiffre que refuse de lui avancer le ministère des Finances, sans justificatifs de dépenses ou études prévisionnelles, de crainte de voir une partie de cet argent dilapidée à la faveur des élections législatives. « Pour être clair, a affirmé M. Siniora, il y a des principes à respecter dans la façon dont les décisions sont prises au sein du Conseil du Sud », qui relèvent directement de la présidence du Conseil.
Par ailleurs, M. Siniora a affirmé avoir consacré une bonne partie de sa journée au dossier de la sécurité, qu'il suit « heure par heure », et être resté en contact avec le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, le commandant en chef de l'armée et le directeur général des FSI. Il a précisé avoir pris contact avec le président Amine Gemayel, tout en affirmant que cet incident était « différent » de l'assassinat de Kamal Medhat, qui selon lui avait joué un rôle de premier plan lors des combats de Nahr el-Bared et dont la disparition a été qualifiée de « perte énorme ».
Toutefois, les sources excluent que des dossiers « sensibles », comme celui du protocole que doivent signer le ministère libanais de la Justice et le procureur Bellemare sur les modalités de fonctionnement du Tribunal spécial pour le Liban, soient abordés au cours de la réunion d'aujourd'hui, pas plus que ceux des nominations en souffrance, directement liées à l'échéance électorale, à savoir celle du directeur général du ministère de l'Intérieur, du mohafez de Beyrouth et du Mont-Liban.
Interrogé au sujet du sommet de Doha, M. Siniora a affirmé que le Liban y sera représenté par le chef de l'État et qu'il ne s'y rendra pas.
Au sujet de la nomination par la Syrie d'un ambassadeur au Liban, le Premier ministre a déclaré : « Il s'agit là d'un important pas en avant, que les Libanais attendaient depuis des décennies, car il marque une nouvelle phase dans les relations entre les deux pays (...). Nous souhaitons qu'il soit suivi de beaucoup d'autres, comme nous souhaitons que le nouvel ambassadeur entre en fonctions. »

Les nominations à la BDL
En ce qui concerne les nominations à la BDL, des sources ministérielles assurent qu'elles seront examinées et éventuellement approuvées lors du Conseil des ministres, aujourd'hui. Ces nominations, assurent les sources, ont été rendues possibles grâce à un accord en vertu duquel M. Walid Joumblatt renonçait à soutenir le renouvellement du mandat d'un des vice-gouverneurs actuels, M. Magid Joumblatt. De ce fait, il était question hier d'un retour possible, à cette fonction, de M. Ghassan Ayache, qui avait occupé ce poste, ou de M. Saad Andari.
Attribués conformément à une distribution confessionnelle, les personnalités ayant de bonnes chances de figurer parmi les quatre prochains vice-gouverneurs de la BDL sont : Mohammad Baassiri, secrétaire de la commission d'enquête bancaire, Ahmad Safa, directeur général adjoint de la Banque libano-canadienne, Raëd Charafeddine, l'un des directeurs de la Fransabank, Sophie Semerdjian et Harout Samuelian.
On sait que les réunions du conseil de la Banque centrale sont suspendus depuis sept mois, en raison de la fin des mandats des quatre vice-gouverneurs.
Un Conseil des ministres se tient aujourd'hui, qui pourrait marquer un progrès dans le processus de nominations administratives, en particulier celles des quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban. Le chef de l'État, le président Michel Sleiman, et le président du Conseil, Fouad Siniora, ont abordé ce sujet et bien d'autres, hier soir, au palais de Baabda. Il a notamment été question de l'assassinat du numéro 2 de l'OLP au Liban, de l'arrestation d'un suspect rôdant autour du domicile du président Amine Gemayel, à Bickfaya, sans compter les ordres du jour du Conseil des ministres et de la séance parlementaire qui se tiennent aujourd'hui et enfin le sommet arabe de Doha, à la fin du mois.Dans une réponse aux journalistes impatients qui le...
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