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Omar el-Béchir doit effectuer une visite en Égypte mercredi (responsable égyptien)

Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour Pénale internationale (CPI), est attendu mercredi en Egypte, a affirmé mardi à l'AFP un responsable égyptien.

"M. Béchir arrivera mercredi et doit rencontrer en fin de matinée le président Hosni Moubarak", a déclaré ce responsable qui a requis l'anonymat.

Cette visite, non annoncée officiellement par Le Caire, est la deuxième à l'étranger de M. Béchir depuis l'émission d'un mandat d'arrêt par la CPI, le 4 mars, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.

Comme la plupart des pays arabes, à l'exception de la Jordanie et des Comores, l'Egypte n'est pas signataire du traité de Rome instituant la Cour internationale, selon le site internet de la CPI.

L'Egypte avait demandé à la CPI de surseoir à l'inculpation du président soudanais, se déclarant "très troublée" par sa décision de délivrer un mandat d'arrêt à son encontre.

Les autorités égyptiennes avaient estimé que ce mandat d'arrêt risquait d'avoir "des conséquences dangereuses sur la situation au Darfour et au Soudan en général".

Le Darfour, dans l'ouest du Soudan, est le théâtre d'une guerre civile depuis 2003, qui a fait 300.000 morts selon l'ONU, mais seulement 10.000 selon Khartoum, et 2,7 millions de déplacés.

Les 22 membres de la Ligue arabe, qui a son siège au Caire, comme les 53 états de l'Union africaine (UA), se sont prononcés contre le mandat de la CPI. Ils ont entamé des procédures auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il suspende la procédure à l'encontre de M. Béchir.

Le président soudanais s'est rendu lundi en Erythrée pour son premier voyage officiel à l'étranger depuis son inculpation, et il est question qu'il se rende au sommet arabe fin mars au Qatar, pays également non signataire du traité de Rome.

Le comité des oulémas soudanais a récemment émis une fatwa déconseillant au chef de l'Etat de se rendre à ce sommet, car il pourrait tomber dans un piège tendu par "des ennemis de Dieu et de la souveraineté nationale".

Après la décision de la Cour, Khartoum a ordonné l'expulsion de 13 des plus importantes ONG internationales actives au Darfour, en les accusant de collaboration avec la CPI et d'espionnage.

Le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée égyptienne, Mostafa El-Fiqi, a estimé mardi "que la justice internationale est devenue arbitraire" pratiquant "une politique de deux poids, deux mesures".

"A l'heure où le président soudanais fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, les vrais auteurs des crimes de guerre se promènent en toute liberté dans les rues d'Israël tout en jouissant d'un soutien américain injuste", écrit-il dans le quotidien gouvernemental al-Ahram.

Il souligne cependant que "les responsables soudanais ont une part de responsabilité dans cette crise, car ils auraient dû contenir sans attendre le problème du Darfour à ses débuts", et estime que l'expulsion des ONG "est un message très négatif donné par le Soudan à la communauté internationale".

Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour Pénale internationale (CPI), est attendu mercredi en Egypte, a affirmé mardi à l'AFP un responsable égyptien.
"M. Béchir arrivera mercredi et doit rencontrer en fin de matinée le président Hosni Moubarak", a déclaré ce responsable qui a requis l'anonymat.
Cette visite, non annoncée officiellement par Le Caire, est la deuxième à l'étranger de M. Béchir depuis l'émission d'un mandat d'arrêt par la CPI, le 4 mars, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
Comme la plupart des pays arabes, à l'exception de la Jordanie et des Comores, l'Egypte n'est pas signataire du traité de Rome instituant...