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Moyen Orient et Monde

Brèves irakiennes

À Mossoul, les Américains veulent mater les insurgés
L'armée américaine est déterminée à mater les insurgés à Mossoul, deuxième ville d'Irak et « dernier bastion urbain d'el-Qaëda », avant son retrait des zones urbaines le 30 juin. « Je dis à mes troupes : demain il nous restera un jour de moins qu'aujourd'hui », déclare à l'AFP le colonel Gary Volesky, commandant des troupes américaines dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale. « Nous ne pouvons pas perdre un seul jour », insiste-t-il. « Nous ne sommes pas sûrs de ce qui se passera après le 30 juin. C'est aux hauts responsables de décider », souligne le colonel, à la tête de la 3e brigade de la 1re division de cavalerie, qui compte 5 000 soldats. « Mais nous ne pouvons pas tolérer de ne pas être en contact les uns avec les autres », affirme-t-il, en allusion à la nécessaire coopération entre les armées irakienne et américaine après le retrait des zones urbaines de l'armée US. Après ce retrait, l'armée irakienne prendra la relève des unités américaines dans la conduite des opérations militaires et pourra faire appel aux militaires américains pour la soutenir si nécessaire.
Avec un taux de chômage atteignant parfois les 80 %, des milliers de jeunes inactifs forment un vivier de recrutement idéal pour la quinzaine de groupes insurgés actifs dans la région.

 

Bagdad ne veut plus des Moudjahidine sur son sol
L'Irak souhaite que des pays acceptent d'accueillir les Moudjahidine du peuple iraniens, une organisation basée sur son territoire depuis deux décennies et que Bagdad considère aujourd'hui comme une organisation terroriste et un boulet diplomatique. L'Organisation des moudjahidine du peuple iraniens (OMPI) est au départ un groupe d'islamistes ancrés à gauche et opposés au chah d'Iran, qui s'est ensuite rebellé contre les mollahs arrivés au pouvoir en 1979. Autorisé par le régime de Saddam Hussein, le groupe est devenu de plus en plus indésirable sous le nouveau gouvernement chiite irakien, qui entretient de bonnes relations avec la République islamique voisine. « Nous ne voulons pas prendre la responsabilité du péché de la présence d'une organisation terroriste en Irak, qui nous cause des problèmes intérieurs et des problèmes avec les pays de la région », a déclaré à Reuters le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh. « Nous demandons à la communauté internationale de leur trouver un autre endroit, hors d'Irak ». Les États-Unis considèrent l'OMPI comme une organisation terroriste. Fin janvier, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont en revanche décidé de retirer le groupe de sa liste noire à l'issue d'une longue bataille juridique.

À Mossoul, les Américains veulent mater les insurgésL'armée américaine est déterminée à mater les insurgés à Mossoul, deuxième ville d'Irak et « dernier bastion urbain d'el-Qaëda », avant son retrait des zones urbaines le 30 juin. « Je dis à mes troupes : demain il nous restera un jour de moins qu'aujourd'hui », déclare à l'AFP le colonel Gary Volesky, commandant des troupes américaines dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale. « Nous ne pouvons pas perdre un seul jour », insiste-t-il. « Nous ne sommes pas sûrs de ce qui se passera après le 30 juin. C'est aux hauts responsables de décider », souligne le...
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