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Moyen Orient et Monde - France

Sarkozy inflexible malgré la pression de la rue

Le président français Nicolas Sarkozy est resté inflexible dans son refus de nouvelles mesures pour l'emploi et les salaires, mais subit de plus en plus la pression de la rue après les manifestations massives qui ont réuni jeudi entre 1,2 et 3 millions de personnes.
Le chef de l'État, qui participait jeudi et vendredi à un sommet de l'UE à Bruxelles, ne s'est pas exprimé après les manifestations, mais le Premier ministre, François Fillon, et plusieurs conseillers ou membres du gouvernement ont été chargés de faire passer le message. L'inquiétude des Français est « légitime » face à la crise, mais il n'y aura ni nouveau plan de relance ni mesures sociales ou salariales supplémentaires, ont-ils souligné. « Tous les Français comprennent qu'on ne peut pas aller au-delà » des mesures d'un montant de 2,6 milliards d'euros annoncées en février en faveur des ménages les plus défavorisés après une première journée de manifestations, a déclaré M. Fillon. Faisant vœu de « pédagogie », le gouvernement a lancé une campagne de communication dans la presse pour mieux expliquer la portée de ces mesures.
Mais après les manifestations de jeudi, qui ont battu les records de mobilisation depuis l'élection de M. Sarkozy en 2007, les mises en garde se sont multipliées pour inviter ce dernier à ne pas ignorer le mécontentement des Français. Le gouvernement aura cependant été conforté dans sa fermeté par l'Union européenne. Réunis à Bruxelles, les 27 ont rejeté jeudi les appels du FMI et des États-Unis à un effort supplémentaire en faveur de la relance. Enfin, le pouvoir cherche à convaincre de sa volonté de justice sociale, en maintenant la pression sur les patrons pour qu'ils limitent leurs rémunérations.
Le président français Nicolas Sarkozy est resté inflexible dans son refus de nouvelles mesures pour l'emploi et les salaires, mais subit de plus en plus la pression de la rue après les manifestations massives qui ont réuni jeudi entre 1,2 et 3 millions de personnes.Le chef de l'État, qui participait jeudi et vendredi à un sommet de l'UE à Bruxelles, ne s'est pas exprimé après les manifestations, mais le Premier ministre, François Fillon, et plusieurs conseillers ou membres du gouvernement ont été chargés de faire passer le message. L'inquiétude des Français est « légitime » face à la crise, mais il n'y aura ni nouveau plan de relance ni mesures sociales ou salariales supplémentaires,...
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