Tous les secteurs sont représentés, de l'industrie aux nouvelles technologies, en passant par les médias, les banques, les assurances, la construction et autres.
Quant aux candidats potentiels, ils étaient nombreux à s'arrêter aux différents stands, jeunes et moins jeunes, locaux mais aussi expatriés. Selon Tania Eid, beaucoup de cadres émigrés, ayant perdu leur emploi ou craignant de le perdre, se tournent aujourd'hui vers le Liban, alors qu'« il y a un an exactement, notre principal souci était de récupérer ne serait-ce qu'une partie des cerveaux libanais émigrés pour combler le manque énorme sur le marché local. (...) Nous avions notamment effectué une tournée de promotion du Liban dans les pays voisins (...) pour tenter d'attirer ces compétences vers leur pays natal ».
Retour des expatriés
La crise mondiale pose toutefois des défis énormes au niveau du marché du travail libanais, les anciens expatriés venant grossir les rangs des chercheurs d'emploi locaux. Malheureusement, pour le moment Forward est la « seule initiative concrète sur le terrain », a-t-elle déploré. En tant que membre de la Chambre de commerce et d'industrie de Beyrouth, Mme Eid a proposé la mise en place d'un programme de soutien à « l'économie de retour » axé autour de trois thèmes principaux : la création d'emplois, l'encouragement des investissements et la création d'un centre d'informations pour les Libanais de l'étranger souhaitant rentrer au pays.
En principe, ce type de mesures devrait être pris par le gouvernement. Mais de l'aveu même du ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, « nous n'avons pas encore idée de la façon dont on pourrait absorber les expatriés à la recherche d'un emploi au Liban ». « Si le pays a surmonté la crise économique et financière, nous ne sommes pas sûrs qu'il échappera à la crise mondiale du chômage », a-t-il souligné en qualifiant d'« inacceptable » l'absence d'un plan gouvernemental pour faire face à ce défi. M. Bassil a ensuite appelé chaque ministère à participer au développement économique, avant d'énumérer les initiatives prises par son propre cabinet. Il a ainsi évoqué le plan d'élargissement du réseau cellulaire qui permettra de mettre en service 800 000 lignes supplémentaires fin mai. Cela devrait générer de l'activité au niveau des ingénieurs, des distributeurs de lignes, des importateurs d'appareils téléphoniques, mais aussi des publicitaires et des fournisseurs de contenus. De même, le projet d'installation de la fibre optique, en améliorant l'infrastructure Internet, permettra de doper la productivité de l'économie et de développer le secteur des nouvelles technologies. Le ministre a enfin souligné le potentiel des centres d'appels, récemment autorisés, et plaidé pour l'établissement d'une « media city » au Liban.


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