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Économie - Liban - Emploi

Les entreprises libanaises défient la crise et continuent de recruter

Plus d'une centaine de compagnies proposent des postes au Liban, dans le cadre du forum de recrutement Forward qui a ouvert ses portes hier.
Loin des licenciements qui frappent l'Europe, les États-Unis et même certains pays de la région, le plus grand forum de recrutement au Moyen-Orient, Forward, a ouvert ses portes hier au BIEL sur une note positive. En pleine crise économique mondiale, cette neuvième édition est paradoxalement l'une des plus importantes de l'histoire du Salon, avec une surface louée de 7 000 mètres carrés, plus de 140 exposants et des centaines de postes proposés. Cette année, le Salon se distingue toutefois « par le nombre important d'entreprises libanaises, ou de compagnies basées au Liban, qui représentent plus de 85 % des exposants », a affirmé Tania Eid, la directrice générale de Careers, le cabinet de recrutement qui organise l'événement. Plusieurs groupes internationaux et régionaux ont ainsi déserté le Salon, mais leur absence a été compensée par l'engouement local, a-t-elle ajouté, lors du déjeuner donné avant l'inauguration du Salon.
Tous les secteurs sont représentés, de l'industrie aux nouvelles technologies, en passant par les médias, les banques, les assurances, la construction et autres.
Quant aux candidats potentiels, ils étaient nombreux à s'arrêter aux différents stands, jeunes et moins jeunes, locaux mais aussi expatriés. Selon Tania Eid, beaucoup de cadres émigrés, ayant perdu leur emploi ou craignant de le perdre, se tournent aujourd'hui vers le Liban, alors qu'« il y a un an exactement, notre principal souci était de récupérer ne serait-ce qu'une partie des cerveaux libanais émigrés pour combler le manque énorme sur le marché local. (...) Nous avions notamment effectué une tournée de promotion du Liban dans les pays voisins (...) pour tenter d'attirer ces compétences vers leur pays natal ».

Retour des expatriés
La crise mondiale pose toutefois des défis énormes au niveau du marché du travail libanais, les anciens expatriés venant grossir les rangs des chercheurs d'emploi locaux. Malheureusement, pour le moment Forward est la « seule initiative concrète sur le terrain », a-t-elle déploré. En tant que membre de la Chambre de commerce et d'industrie de Beyrouth, Mme Eid a proposé la mise en place d'un programme de soutien à « l'économie de retour » axé autour de trois thèmes principaux : la création d'emplois, l'encouragement des investissements et la création d'un centre d'informations pour les Libanais de l'étranger souhaitant rentrer au pays.
En principe, ce type de mesures devrait être pris par le gouvernement. Mais de l'aveu même du ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, « nous n'avons pas encore idée de la façon dont on pourrait absorber les expatriés à la recherche d'un emploi au Liban ». « Si le pays a surmonté la crise économique et financière, nous ne sommes pas sûrs qu'il échappera à la crise mondiale du chômage », a-t-il souligné en qualifiant d'« inacceptable » l'absence d'un plan gouvernemental pour faire face à ce défi. M. Bassil a ensuite appelé chaque ministère à participer au développement économique, avant d'énumérer les initiatives prises par son propre cabinet. Il a ainsi évoqué le plan d'élargissement du réseau cellulaire qui permettra de mettre en service 800 000 lignes supplémentaires fin mai. Cela devrait générer de l'activité au niveau des ingénieurs, des distributeurs de lignes, des importateurs d'appareils téléphoniques, mais aussi des publicitaires et des fournisseurs de contenus. De même, le projet d'installation de la fibre optique, en améliorant l'infrastructure Internet, permettra de doper la productivité de l'économie et de développer le secteur des nouvelles technologies. Le ministre a enfin souligné le potentiel des centres d'appels, récemment autorisés, et plaidé pour l'établissement d'une « media city » au Liban.
Loin des licenciements qui frappent l'Europe, les États-Unis et même certains pays de la région, le plus grand forum de recrutement au Moyen-Orient, Forward, a ouvert ses portes hier au BIEL sur une note positive. En pleine crise économique mondiale, cette neuvième édition est paradoxalement l'une des plus importantes de l'histoire du Salon, avec une surface louée de 7 000 mètres carrés, plus de 140 exposants et des centaines de postes proposés. Cette année, le Salon se distingue toutefois « par le nombre important d'entreprises libanaises, ou de compagnies basées au Liban, qui représentent plus de 85 % des exposants », a affirmé Tania Eid, la directrice générale de Careers, le cabinet de...
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