Le président syrien a souligné qu'il « soutient le redéploiement des forces américaines en Irak », estimant que « la fermeture de la prison de Guantanamo prouve que le président américain tient ses promesses. Il est cependant trop tôt encore de dire que ceci constitue une transformation historique ». « Une chose est sûre, a-t-il ajouté, après l'ère obscure de Bush, nous retrouvons l'espoir. »
M. Assad a indiqué que « chaque pays agit selon ses intérêts et si nous voulons compter en pourcentage les intérêts, syriens et américains, l'on peut dire qu'ils sont à 80 % concordants. Nous sommes réalistes, nous sommes avec les slogans que l'ancien président américain, George Bush, répétait sans conviction, comme l'indépendance en Irak, la guerre contre le terrorisme, un Liban fort et indépendant et une paix juste et durable au Moyen-Orient ». « Nous tenons à ces slogans et nous pouvons contribuer à ces dossiers, nous constituons une force régionale et les États-Unis une force internationale », a-t-il dit.
Émile Lahoud à Damas
Le président syrien a estimé que « tous ceux qui s'attendent à ce que le Hezbollah joue un rôle quelconque doivent engager un dialogue avec le parti », soulignant l'importance de traiter « ce dossier avec réalisme et pragmatisme en ce qui concerne l'approche de l'Occident vis-à-vis du Hezbollah ». « Il importe peu que l'Occident qualifie le Hezbollah d'organisation terroriste ou d'État dans l'État, l'important est que le Hezbollah a son poids dans la région », a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Assad a reçu à Damas l'ancien président Émile Lahoud avec qui il s'est entretenu de la situation régionale. La réunion s'est tenue en présence du fils du président de la République, Émile Émile Lahoud. Lors de l'entretien, l'ancien chef de l'État a mis l'accent sur les relations privilégiées entre le Liban et la Syrie.
Le général Lahoud et sa famille effectuent un séjour en Syrie à l'invitation du président Assad.


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