Car, à partir de maintenant, c'est le nombre de victoires en GP qui fera la différence pour la première place du classement des pilotes. En cas d'égalité, les deux coleaders seront départagés par les points, qui restent en vigueur pour le reste du classement des pilotes. Quant au classement des constructeurs, il reste soumis au barème de points, qui demeure identique (10, 8, 6, 5, 4, 3, 2, 1).
Cette décision tend à donner raison à Bernie Ecclestone, favorable à un plus grand spectacle, synonyme d'une plus grande audience et, donc, de revenus en hausse. Le grand argentier de la F1 avait ainsi suggéré il y a quelques mois d'instaurer un système de médailles qui privilégierait le nombre de victoires, sur la même base que le classement des médailles aux JO. Au contraire, la proposition du FOTA, association des équipes professionnelles de F1, qui souhaitait offrir 12 points au vainqueur contre 10 habituellement, n'a pas été retenue.
Cette proposition se basait pourtant sur une enquête relativement sérieuse, menée auprès des protagonistes du monde de la F1 et des spectateurs.
Cette nouvelle règle est un vrai coup de pouce pour les pilotes audacieux, tels Massa et Raïkonnen. Les nombreuses sorties de piste du Finlandais auront à présent moins de conséquences, et la philosophie du « tout ou rien » qui lui va si bien est désormais consacrée. Quant au Brésilien, il aurait été sacré en 2008 si cette nouvelle règle avait été en vigueur (6 victoires pour Massa contre 5 pour Hamilton).
Avant lui, il faut remonter jusqu'en 1989 pour trouver une situation semblable. À l'époque, Alain Prost avait remporté le titre, malgré un nombre de victoires inférieur au second. Un certain Ayrton Senna, le plus audacieux d'entre tous...


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