Au sein de la famille Fritzl, seul l'un des frères d'Élisabeth, Harald, a accepté de livrer lui aussi un témoignage filmé d'environ une heure, selon le porte-parole du tribunal Franz Cutka. Tous les autres membres de la famille, y compris l'épouse de l'accusé, et les six enfants de l'inceste, ont refusé de témoigner, comme le code pénal autrichien les y autorise.
Outre le témoignage d'Élisabeth, la cour pourrait entendre un exposé de la psychiatre Adelheid Kastner. Elle avait dans son rapport, dont des extraits ont filtré dans la presse, conclu à la responsabilité pénale de l'accusé tout en soulignant qu'il souffrait de troubles graves de la personnalité. Ses conclusions pourraient jouer un rôle-clé dans le verdict final, prévu a priori pour vendredi, voire jeudi.
« Josef Fritzl a déjà tout dit », a affirmé son avocat, Rudolf Mayer, interrogé par l'AFP peu avant l'ouverture de l'audience, laissant entendre que son client s'abstiendrait d'intervenir dans les débats d'hier. Lundi, Josef Fritzl avait plaidé coupable d'inceste, de viols, séquestration et menaces, mais avait récusé les chefs d'accusation de meurtre et esclavage.
L'accusé a pu être photographié pour la première fois de face hier, alors qu'il maintenait jusque-là son visage caché par un grand classeur bleu devant les photographes et les caméras autorisés à filmer en dehors des audiences à huis clos.


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