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Liban

Sarkozy à Sleiman : Votre peuple est un éloge à la diversité

Dans l'allocution qu'il a prononcée au cours du dîner d'État qu'il a offert hier soir au palais de l'Élysée en l'honneur du président Michel Sleiman et de la délégation qui l'accompagne, le président Nicolas Sarkozy a notamment souligné que le Liban doit redevenir « ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un havre d'entente et de prospérité, un modèle de diversité ». S'adressant au chef de l'État, le président Sarkozy a souligné : « Le Liban est une mosaïque culturelle et religieuse, c'est ce qui fait sa richesse. Votre peuple est un éloge à la diversité. »
Au début de son discours, le président Sarkozy a affirmé que « le Liban est cher au cœur des Français ». « Entre nos deux pays, a-t-il déclaré, c'est une histoire de famille ! La France a célébré la naissance du Liban, s'est réjouie de son épanouissement, a été meurtrie de la guerre civile qui l'a déchiré et des conflits régionaux qui l'ont durement frappé. » (...)
Après avoir loué les qualités de son hôte et évoqué les progrès accomplis au Liban depuis l'accession du général Sleiman à la présidence de la République, le président Sarkozy a souligné qu'« en quelques mois, votre bilan est déjà remarquable ». « Vous avez su redonner ses lettres de noblesse à la fonction présidentielle, a-t-il déclaré. Dans ce pays où chaque mot compte, où tout geste est sujet à interprétation, vous réussissez à mener une politique tout à la fois déterminée, volontariste et respectueuse des équilibres particuliers du pays du Cèdre, qui lui permet d'avancer dans la voie du renouveau. En ce moment important de l'histoire du Liban, la France continue à se tenir à vos côtés. Pour que la mort de Rafic Hariri et la longue litanie des attentats qui ont frappé les meilleurs fils du Liban ne demeurent pas impunis. Pour que le dialogue se poursuive et que les armes se taisent à jamais. Pour que la coexistence et la tolérance prévalent sur la violence et la dissension. La France poursuit aujourd'hui ce qu'elle considère comme une mission : son soutien à l'État libanais et à son armée (...).
« 2009 doit être l'année de la paix au Proche-Orient et le Liban doit en être un acteur, a ajouté le président Sarkozy. Je n'oublie pas que c'est à Beyrouth, en 2002, que l'initiative arabe de paix a été proclamée. Je souhaite que le Liban trouve toute sa place dans un accord global intégrant les trois volets du processus de paix israélo-arabe. Ces progrès vers la paix doivent permettre au Liban de redevenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un havre d'entente et de prospérité, un modèle de diversité acceptée et respectée dans une région qui en a besoin. Le Liban est une mosaïque culturelle et religieuse, c'est ce qui fait sa richesse. Votre peuple est un éloge à la diversité. On ne peut qu'être fasciné à l'énumération des communautés qui le composent. Par peur d'en oublier, je n'en citerai aucune, mais toutes font du Liban d'aujourd'hui un écrin de cultures, de croyances, de coutumes enracinées dans l'histoire et toujours vivantes (...).
« Un autre lien nous unit, je veux bien sûr parler de la langue française, a poursuivi le président Sarkozy. Le Liban a offert à la littérature francophone d'hier et d'aujourd'hui certains de ses écrivains et de ses poètes les plus talentueux, comme Andrée Chédid, Amin Maalouf ou Alexandre Najjar. Certains, j'en suis heureux, sont parmi nous ce soir. Je n'oublie pas les écrivains français qui ont chanté le Liban : Chateaubriand et sa fascination pour le foisonnement des croyances au Liban, Lamartine et ses descriptions inspirées des paysages libanais, Nerval et son amour pour Saléma, sa muse venue du Chouf.
« Monsieur le Président, la francophonie, c'est aussi le français au quotidien. Il y a aujourd'hui des dizaines d'établissements scolaires dont la langue d'enseignement est le français, qui reste la première langue étrangère enseignée dans votre pays. Mais peut-on vraiment parler de langue étrangère, tant la langue de Voltaire s'immisce dans l'arabe parlé au Liban comme le montre si bien le film Caramel, cette ode à la beauté légendaire des femmes libanaises.
« La francophonie au Liban, c'est aussi 100 000 visiteurs au Salon du livre francophone de Beyrouth qui constitue la première manifestation culturelle du pays. C'est une année 2009 riche en événements, avec la Journée de la francophonie à la fin de cette semaine à Beyrouth, puis les VIes Jeux de la Francophonie à l'automne prochain. C'est une année 2010 qui sera marquée par des manifestations culturelles d'envergure, dans le cadre de l'exposition « Paris-Beyrouth ; Beyrouth-Paris ».
Et de conclure : « Ce qui nous unit, c'est aussi la Méditerranée, sillonnée jadis par les navires phéniciens qui contribuaient à rapprocher les peuples par le commerce. L'Union pour la Méditerranée, que nous avons fondée ensemble, a vocation à faire de cette mer commune un espace d'échanges, de développement et de paix. Je sais que, comme moi, vous avez de grandes ambitions pour ce projet. Nos deux pays ont à cet égard un rôle particulier et pionnier à y jouer. »

Dans l'allocution qu'il a prononcée au cours du dîner d'État qu'il a offert hier soir au palais de l'Élysée en l'honneur du président Michel Sleiman et de la délégation qui l'accompagne, le président Nicolas Sarkozy a notamment souligné que le Liban doit redevenir « ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un havre d'entente et de prospérité, un modèle de diversité ». S'adressant au chef de l'État, le président Sarkozy a souligné : « Le Liban est une mosaïque culturelle et religieuse, c'est ce qui fait sa richesse. Votre peuple est un éloge à la diversité. »Au début de son discours, le président Sarkozy a...
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