Chardy est venu grossir les rangs des quatre Tricolores déjà présents au 3e tour avec une revanche bien sentie sur l'Américain Mardy Fish (n° 20), qui l'avait sèchement battu fin février en demi-finale à Delray Beach (Floride).
Demain, il affrontera l'Espagnol David Ferrer, un joueur encore un cran au-dessus (n° 12), mais qu'il a dominé en janvier en demi-finale à Johannesburg, malgré une balle de match contre lui au 2e set et des crampes au 3e...
Le Palois de 22 ans a écarté Fish grâce à deux jeux décisifs plein de sang-froid pour signer un résultat qui constitue une surprise, même si cela a tendance à l'être de moins en moins au vu de son impressionnante progression.
Il y a moins d'un an, Chardy s'était fait connaître en atteignant les 8es de finale de Roland-Garros alors qu'il était 145e mondial. Dix mois plus tard, et cent places plus bas, Chardy s'installe discrètement mais fermement.
À Indian Wells, il est d'ailleurs entré dans le tableau d'un Masters 1 000 pour la première fois de sa carrière grâce à son classement.
« Je commence à avoir ma chance à chaque fois et je sais maintenant que je peux gagner même contre les meilleurs du monde, remarque-t-il. Je suis sur une bonne pente depuis un an. »
La grande attraction tricolore du « French », Gaël Monfils, demi-finaliste 2008, est, lui, passé au travers de son entrée en matière dans le désert californien, après avoir avalé deux voyages transatlantiques en dix jours.
Finaliste à Acapulco (Mexique) le 1er mars, il est revenu en Europe pour être remplaçant en Coupe Davis face à la République tchèque avant de rejoindre les États-Unis. Le tout avec une inflammation ligamentaire à un genou.
« Je n'ai pas été à la hauteur mentalement, a regretté "La Monf". »
Je n'ai pas bien joué, mais je vais me remettre au travail pour essayer de bien conclure la demi-saison sur dur à Miami, en espérant que le genou aille bien. »
« Je suis un peu frustré de la façon dont les choses se sont passées ici, je n'ai pas vraiment eu de préparation », a-t-il ajouté.
Tout juste entré dans le top 10 mondial, le Parisien de 22 ans mesure la difficulté de la tâche qui l'attend pour s'y maintenir. « Entrer dans le top 10, c'est bien, mais je crois que le plus dur, c'est d'y rester.
Les joueurs derrière moi (Fernando Verdasco, Jo-Wilfried Tsonga, David Ferrer) sont des monstres... »
Aujourd'hui, Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et Paul-Henri Mathieu devaient tenter de se qualifier pour les 8es de finale.


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