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Sport

Éric Gerets gestionnaire avisé

L'éclatante victoire de Marseille dimanche sur la pelouse du Paris-SG (3-1) est aussi celle de son entraîneur Éric Gerets, qui a eu le « nez creux » dans sa composition d'équipe et sait gérer son groupe avec doigté.
La performance du Néerlandais Boudewijn Zenden au Parc l'a démontré : un but, un coup franc en amenant un autre, de la vista. Il n'a pas manqué ce rendez-vous.
Éric Gerets a été inspiré en lançant d'entrée l'ancien milieu de Liverpool, le plus souvent remplaçant, estimant qu'au-delà de sa capacité à jouer juste, il pouvait apporter une intensité défensive que ne possède pas Hatem Ben Arfa.
Celui-ci est donc resté sur le banc. Et son entrée en seconde période ne se justifiait plus, dès lors qu'il s'agissait de consolider l'avance en densifiant le milieu de terrain.
« Zenden est sans doute le joueur possédant le meilleur sens tactique de mon effectif », disait en début de saison le coach marseillais, qui ne l'a pourtant titularisé qu'à neuf reprises.
Son impact en tant que remplaçant aurait pu lui valoir un temps de jeu supérieur.
Le cas Zenden - dont le comportement professionnel a toujours été salué - illustre une certaine méthode Gerets. Sous sa direction, même les joueurs moins utilisés restent dans le coup. De fait, aucun n'a lâché prise.
Pas même, par exemple, Renato Civelli, devenu titulaire en défense centrale, à la faveur, certes, des pépins physiques de Rodriguez, mais aussi parce que Gerets a été convaincu par son travail à l'entraînement. « Il m'a compliqué la vie », reconnaissait récemment Gerets.

La gestion des stars
Les joueurs de l'OM ont aussi tendance à mieux accepter ses choix. Peut-être parce qu'ils ont l'impression que chacun a sa chance. Parce qu'ils respectent sa double et belle carrière de joueur et d'entraîneur.
Surtout, les choix sont justifiés avec franchise.
Et l'entraîneur, lui même, n'hésite pas à rectifier parfois le tir. Ainsi, après avoir affirmé sans doute trop vite dans le courant de l'automne qu'il tenait son équipe-type - possible facteur de démotivation - il a rapidement opéré des changements.
De même, en laissant Djibril Cissé sur le banc à plusieurs reprises la saison dernière et en début de l'actuelle, avant son départ pour Sunderland (Angleterre), il a également prouvé aux yeux du groupe qu'il savait joindre les actes (évincer la star de l'équipe) à la parole (pas de passe-droit).
C'est aussi pourquoi Ben Arfa est régulièrement remplaçant. Gerets reconnaît volontiers son immense talent, mais la discipline tactique parfois défaillante de l'ancien Lyonnais l'irrite. Pas question, donc, de mettre en danger le collectif.
Il est vrai que le technicien belge sait patienter et passer l'éponge, pour redonner leur chance à ses hommes. Avec Karim Ziani, qui l'avait critiqué en plein vestiaire la saison dernière et qui est aujourd'hui titulaire quasi inamovible.
Comme avec Ronald Zubar, conspué par le stade Vélodrome fin novembre pour une bourde devant Lille, mais maintenu en seconde période, où il entama un début de rédemption. À 54 ans, Gerets a su aller bien au-delà de son image de père fouettard.
L'éclatante victoire de Marseille dimanche sur la pelouse du Paris-SG (3-1) est aussi celle de son entraîneur Éric Gerets, qui a eu le « nez creux » dans sa composition d'équipe et sait gérer son groupe avec doigté.La performance du Néerlandais Boudewijn Zenden au Parc l'a démontré : un but, un coup franc en amenant un autre, de la vista. Il n'a pas manqué ce rendez-vous.Éric Gerets a été inspiré en lançant d'entrée l'ancien milieu de Liverpool, le plus souvent remplaçant, estimant qu'au-delà de sa capacité à jouer juste, il pouvait apporter une intensité défensive que ne possède pas Hatem Ben Arfa. Celui-ci est donc resté sur le banc. Et son...
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