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Liban

Législatives : l’échiquier se met en place

Le 14 Mars a tenu au BIEL son deuxième congrès en présence de tous les ténors et pôles de la coalition qui a rendu public son programme commun pluridisciplinaire en base duquel elle se lance dans la bataille électorale.
C'est sur l'aspect civil, citoyen et populaire de la dynamique de la révolution du Cèdre que le deuxième congrès du 14 Mars a voulu mettre l'accent samedi, au BIEL, avec, aussi, un message renouvelé avec insistance par la base aux leaders du mouvement de mettre en berne leurs divergences, leurs susceptibilités et leur ego pour souder l'unité et assurer la grande victoire le 7 juin prochain. Le programme en quatorze points en base duquel le 14 Mars mènera la bataille électorale sur l'ensemble du territoire a par ailleurs été rendu public par le secrétaire général de l'alliance, l'ancien député Farès Souhaid (voir par ailleurs).
Présenté par notre confrère Ali Hamadé, ce deuxième congrès annuel du 14 Mars s'est surtout caractérisé par une volonté bien réfléchie de rendre hommage à tous ceux qui, année après année, ont contribué à entretenir la flamme de l'intifada de l'indépendance : des individus, anonymes, transformés, chaque 14 février, en représentation symbolique d'une aspiration populaire commune à l'État, la souveraineté et le monopole de la violence légitime, l'indépendance, la démocratie, le vivre ensemble, la paix, la justice et les libertés publiques et privées. Également à l'honneur : tous ceux, intellectuels, journalistes, hommes politiques, civils ou militaires, tombés entre 2005 et 2009 pour que le Liban préserve sa souveraineté reconquise et pour que l'État retrouve son prestige et son autorité sur l'ensemble de son territoire. Cette année, c'est donc sa base, sa raison d'être et, surtout, ceux qui détermineront, le 7 juin prochain, quel sera son sort que le 14 Mars a décidé de mettre bien en évidence, samedi, lors du congrès. Les leaders, eux, bien qu'applaudis à tout rompre par l'audience, étaient, cette fois, des spectateurs, ou, si l'on veut, des primus inter pares, seulement, sans plus.
Vont-ils, ces chefs, pouvoir s'entendre, rester unis et former des listes communes loin des étroites querelles partisanes ? Cette problématique, qui occupe bien des esprits au sein du 14 Mars populaire dans la perspective des législatives, était d'ailleurs sous-jacente dans l'allocution d'ouverture de Ali Hamadé. Après avoir rappelé tous les sacrifices consentis en quatre ans, mais aussi toute la volonté et la détermination du 14 Mars à mener son combat jusqu'au bout, M. Hamadé a ainsi affirmé : « Les Libanais veulent, messieurs les leaders réunis ici dans cette salle, vous adresser un message sincère et clair. Continuez comme vous avez commencé, sur la même lancée. Ils veulent que vous restiez unis, comme vous l'étiez le 14 mars 2005. Si vous restez fidèles à la révolution du Cèdre, nous vous promettons que, le 7 juin, les Libanais seront au rendez-vous. Ils ne vous décevront pas. Nous gagnerons les élections ensemble pour aller ensuite vers l'édification de l'État », a-t-il ajouté.
Le documentaire annuel, diffusé à l'issue de l'allocution de M. Hamadé, a lui aussi mis l'accent sur la détermination sans cesse grandissante du public du 14 Mars. Aucun homme politique, aucun candidat n'est apparu dans ce montage, qui a mis en évidence les réalisations du mouvement populaire par le biais de la non-violence depuis 2005 (retrait syrien, 1701, tribunal), et ce malgré l'usage répété de la violence pour briser cette dynamique, notamment le 7 mai 2008. Le documentaire a également rendu un vibrant hommage aux martyrs de la révolution du Cèdre et aux personnalités victimes d'attentats, tous applaudis à tout rompre dans la salle : Marwan Hamadé, Rafic Hariri, Bassel Fleyhane, Samir Kassir, Georges Haoui, Élias Murr, May Chidiac, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Antoine Ghanem, Walid Eido, François el-Hajj et Wissam Eid.
Toujours dans l'optique de laisser la société civile du 14 Mars s'exprimer au nom du mouvement, quatorze témoignages télévisés émanant de militants du 14 Mars de différents horizons politiques et sociocommunautaires ont ensuite été diffusés. Tout en expliquant pourquoi ils se sont engagés au côté de ce mouvement, ils ont résumé un peu ce que représente, sur le plan politique et symbolique, le 14 Mars dans l'inconscient collectif de son public : la paix pour le Liban, les libertés publiques et privées, la liberté d'opinion et d'expression, l'État fort pour tous, le pluralisme, l'ouverture, la modération et l'amour de la vie, la liberté, la souveraineté et l'indépendance, ou encore l'appartenance au Liban d'abord.
La scène du BIEL a ensuite été occupée par Jeanne d'Arc, une citoyenne, qui a exprimé avec beaucoup d'enthousiasme et de passion, et dans le langage courant, pourquoi elle est fière d'appartenir à la dynamique du 14 Mars et ce que ce combat lui a appris. À son tour, elle a lancé un message de détermination à poursuivre la lutte avant d'appeler à l'union sacrée. « Unis, nous pouvons gagner. Unis, nous avons réussi à recouvrer notre indépendance et à faire du tribunal une réalité. Unis, nous gagnerons les élections, nous poursuivrons l'intifada et préserverons le Liban », a-t-elle affirmé.
La point d'orgue de la cérémonie a toutefois été l'allocution du secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, qui a présenté le programme électoral commun de l'alliance, non sans remercier lui aussi toutes les forces vives qui entretiennent la flamme du 14 Mars. Dans une ultime volonté de montrer la détermination des forces de la majorité à consolider leur unité dans la perspective de la bataille électorale, M. Souhaid a appelé tous les ténors du mouvement à le rejoindre sur scène : Walid Joumblatt, Saad Hariri, Samir Geagea, Amine Gemayel, Nassib Lahoud, Boutros Harb, Nayla Moawad, Michel Pharaon, Dory Chamoun, Ahmad Fatfat, Carlos Eddé, Bassem Sabeh, Samir Frangié, Élias Atallah, Farid Makary, ainsi que les représentants des partis Hentchag et Ramgavar et des Arméniens libres. Tous, main dans la main, ont alors levé ensemble les bras, dans un geste d'anticipation de la victoire que le 14 Mars souhaite à nouveau remporter le 7 juin prochain.
C'est sur l'aspect civil, citoyen et populaire de la dynamique de la révolution du Cèdre que le deuxième congrès du 14 Mars a voulu mettre l'accent samedi, au BIEL, avec, aussi, un message renouvelé avec insistance par la base aux leaders du mouvement de mettre en berne leurs divergences, leurs susceptibilités et leur ego pour souder l'unité et assurer la grande victoire le 7 juin prochain. Le programme en quatorze points en base duquel le 14 Mars mènera la bataille électorale sur l'ensemble du territoire a par ailleurs été rendu public par le secrétaire général de l'alliance, l'ancien député Farès Souhaid (voir par ailleurs).Présenté par notre confrère Ali Hamadé, ce deuxième...
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