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Liban - Campagne Électorale

Hariri et Nasrallah se jettent à l’eau

Le chef du parti de Dieu a appelé à ne pas « exagérer certains incidents sécuritaires isolés ».
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que le 8 Mars « tient à la tenue des élections ». « Les propos nous accusant de chercher à entraver le scrutin sont comiques, a-t-il lancé. Nous n'avons rien à perdre si nous ne remportons pas les législatives, vu que nous ne sommes pas majoritaires actuellement au Parlement. D'ailleurs, la majorité à l'Assemblée n'est aucunement synonyme de majorité populaire. C'est l'autre camp qui a actuellement quelque chose à perdre dans la bataille électorale. Les législatives sont une chance pour nous et nous tenons à leur tenue. »
Lors d'un discours diffusé en direct par la chaîne al-Manar à l'occasion de la fête de la naissance du prophète Mohammad et de la semaine de l'unité islamique, Hassan Nasrallah a souligné que « le pays est entré dans la période des élections au cours de laquelle il faut maintenir le calme actuellement en vigueur ». « Nous mettons en garde certains médias contre les dangers de l'exagération de certains incidents sécuritaires, a-t-il ajouté. Lancer des accusations arbitraires ne fera qu'exacerber les tensions dans le pays. D'autant qu'il s'avère souvent que les incidents en question sont individuels et isolés, ou que les données sur lesquelles se basent les campagnes déchaînées sont inversées ou erronées. »
« Par exemple, l'on accuse souvent telle ou telle formation d'avoir brûlé les voitures d'un groupe politique ici ou là, a-t-il poursuivi. Mais ces accusations devancent les enquêtes. Qui nous dit que les propriétaires des véhicules ne les ont pas eux-mêmes incendiés pour une raison ou une autre ? ».
Le chef du Hezbollah a en outre salué « tout rapprochement interarabe ou interislamique ». « La réconciliation entre les pays arabes est nécessaire et doit être soutenue, a-t-il estimé. Ce processus ne nous inquiète pas. Certains affirment que le Hezbollah doit chercher à préserver sa tête après le minisommet (tenu à Riyad mercredi). C'est peut-être ceux qui tiennent ces propos qui ne savent plus où est leur tête. »
« J'appelle les Arabes à tendre la main à leurs voisins qui les soutiennent, comme l'Iran et la nouvelle Turquie, a-t-il également affirmé. Pourquoi devrions-nous créer des adversités avec ceux qui veulent soutenir nos causes ? »

La CPI
Hassan Nasrallah s'est par ailleurs lancé dans une diatribe virulente contre la Cour pénal internationale sur fond du mandat d'arrêt émis par cette dernière contre le président soudanais, Omar el-Béchir. « Ce tribunal international n'a jamais prouvé qu'il était juste ou qu'il œuvrait à l'abri des considérations politiques, a-t-il martelé. Israël a multiplié les massacres sans que cette Cour ne bouge. Ceci est un scandale aux yeux du monde entier. »
Le chef du parti de Dieu a également refusé les conditions posés par Washington pour dialoguer avec le Hezbollah et le Hamas. « Les Américains appellent au dialogue quand ils sont vaincus, a-t-il lancé. Si nous répondions favorablement à leurs conditions, les émissaires des États-Unis ne cesseront plus de visiter la banlieue sud de Beyrouth. Nous ne reconnaîtrons jamais Israël et nous sommes capables de l'anéantir. Reconnaître l'entité sioniste est synonyme de défaite et de bassesse. La résistance est notre honneur et notre fierté. Avant qu'ils ne posent leurs conditions, qui leur dit que nous étions prêts à dialoguer avec eux ? Nous avons également nos propres conditions. »
Et Hassan Nasrallah de démentir formellement les rumeurs faisant état d'un « prosélytisme chiite visant à convertir des fidèles sunnites au chiisme », appelant à l'unité islamique « dans la pluralité qui est source de richesse ».
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que le 8 Mars « tient à la tenue des élections ». « Les propos nous accusant de chercher à entraver le scrutin sont comiques, a-t-il lancé. Nous n'avons rien à perdre si nous ne remportons pas les législatives, vu que nous ne sommes pas majoritaires actuellement au Parlement. D'ailleurs, la majorité à l'Assemblée n'est aucunement synonyme de majorité populaire. C'est l'autre camp qui a actuellement quelque chose à perdre dans la bataille électorale. Les législatives sont une chance pour nous et nous tenons à leur tenue. »Lors d'un discours diffusé en direct par la chaîne al-Manar à...
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