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Liban - Législatives

Les élections ne seront en rien cruciales, affirme Berry

Le président du Parlement, Nabih Berry, a estimé que les élections parlementaires n'auront rien de crucial, « dans la mesure où elles ne modifieront rien à la géographie locale ou au confessionnalisme officiel ».
Le président du Parlement, Nabih Berry, a représenté hier le chef de l'État, le général Michel Sleiman, à la cérémonie organisée à la Maison de l'avocat à la mémoire de l'avocat Abdallah Lahoud (1899-1988), à l'initiative du bâtonnier Ramzi Jreij, du Conseil supérieur de la magistrature, de la Fédération des avocats arabes, des barreaux de Beyrouth et de Tripoli, du Mouvement culturel d'Antélias, de la faculté de droit de l'USJ et de plusieurs autres associations.
Dans son allocution, M. Berry a salué la mémoire de Abdallah Lahoud, se demandant ce qu'il aurait pu dire au sujet de la République postélectorale. « Il aurait constaté que rien ne changera et que les législatives, contrairement à ce que certains croient, n'auront rien de crucial parce qu'elles ne modifieront rien à la géographie locale ou au confessionnalisme officiel », a-t-il dit.
Et d'ajouter : « Si Abdallah Lahoud était sur cette tribune, il nous aurait invité à un dialogue autour des élections pour savoir si elles sont cruciales, si elles expriment un style démocratique ou si elles constituent une simple opération, en application d'une loi en rapport avec la démocratie mais non pas avec son esprit. Il aurait appelé à un débat avec l'opinion publique autour des programmes électoraux, surtout que nos discours se ressemblent. Abdallah Lahoud, le joaillier des lois, aurait pu mesurer notre sincérité. »
Selon lui, Abdallah Lahoud aurait pu également modérer un dialogue autour « de la démocratie que je considère consensuelle, conformément à la Constitution, mais qui nécessiterait, à cause de la loi des microcirconscriptions électorales, un miracle pour rendre la gestion (du pays) possible et la législation acceptable ».
M. Berry a ensuite indiqué qu'« il n'est pas possible, à la lumière des divisions politiques que certains essaient de présenter comme étant permanentes entre deux lignes opposées, et quels que soient les résultats du scrutin, qu'une seule partie puisse faire face seule à la crise socio-économique dans le pays ».
Prenant à son tour la parole, le bâtonnier de Beyrouth a rendu un vibrant hommage à Abdallah Lahoud, saluant ses qualités d'avocat et rappelant ses nombreuses réalisations, notamment son militantisme pour l'égalité entre l'homme et la femme au niveau de l'état civil ainsi qu'aux niveaux de la vie politique, sociale et culturelle.
Ont également pris la parole pour l'occasion le président du CSM, le député Mohammad Kabbani, le rédacteur en chef d'as-Safir, Talal Salman, ainsi que Youssef Abdallah Lahoud, qui s'est exprimé au nom de la famille.
Le président du Parlement, Nabih Berry, a représenté hier le chef de l'État, le général Michel Sleiman, à la cérémonie organisée à la Maison de l'avocat à la mémoire de l'avocat Abdallah Lahoud (1899-1988), à l'initiative du bâtonnier Ramzi Jreij, du Conseil supérieur de la magistrature, de la Fédération des avocats arabes, des barreaux de Beyrouth et de Tripoli, du Mouvement culturel d'Antélias, de la faculté de droit de l'USJ et de plusieurs autres associations.Dans son allocution, M. Berry a salué la mémoire de Abdallah Lahoud, se demandant ce qu'il aurait pu dire au sujet de la République postélectorale. « Il aurait constaté que rien ne changera et que...
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