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Sport

Italie, les raisons d’un échec

Pour la première fois depuis sept ans, les clubs italiens n'auront aucun représentant en quarts de finale de la Ligue des champions, tous éliminés par des équipes anglaises, certes avec les honneurs mais sans que cela ne souffre d'aucune contestation.
La difficulté du tirage au sort et les nombreuses blessures qui ont touché des joueurs cadres de la Juventus, de l'Inter et de la Roma - mais qui n'ont pas épargné non plus leurs adversaires - constituent au mieux des circonstances atténuantes. Les causes de l'échec sont ailleurs :

Le « Calciopoli »
Près de trois ans après, l'Italie n'a pas fini de payer le prix du scandale des matches truqués. La Juventus, reléguée en série B, n'a pas joué en Europe pendant deux ans et a, entre-temps, perdu une grande part de sa compétitivité. Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné deux fois le Scudetto, mais avec la seule opposition d'une Roma aussi brillante qu'irrégulière. Obnubilé par les trophées internationaux, l'AC Milan a négligé le championnat. Au final, la série A n'est plus aussi disputée et serrée qu'autrefois, loin du fameux « Big Four » anglais (Manchester United, Chelsea, Arsenal et Liverpool) qui tire chaque protagoniste vers le haut.
En 2006, peu avant que le « Calciopoli » éclate, la série A avait trois clubs en quarts de finale. Elle est ensuite passée à deux en 2007, puis à un en 2008 jusqu'au zéro pointé d'aujourd'hui.

Moins d'attractivité
Lors de la finale du Mondial 2006, 6 titulaires sur 22, partagés entre Italie et France, évoluaient à la Juve. En 2010, il y a peu de chance que la situation se reproduise: le club turinois, comme tous les autres grands de la série A, a beaucoup perdu de son pouvoir d'attractivité. Les plus grandes stars ne se bousculent plus pour venir en Italie. Le seul fait qu'un joueur comme Kaka ait pu songer quitter l'AC Milan sept fois champion d'Europe pour Manchester City, club de milieu de tableau, est à ce titre symbolique. Et ce n'est pas qu'une question d'argent, aussi richissime la Premier League soit-elle, car les problèmes de violences impliquant les tifosi radicaux ont également contribué à détériorer la situation.

Une jeunesse absente
Sauf exceptions (Pato à Milan, Santon à l'Inter), les jeunes joueurs ont beaucoup de mal à se faire une place dans les grands clubs. Et la confiance, souvent aveugle, à des plus que trentenaires souvent blessés, a ses limites. Il est symptomatique que l'attaquant et grand espoir Giuseppe Rossi, 22 ans, ait dû s'exiler à Villarreal en Espagne pour jouer.

L'obsession de l'arbitrage
En Italie, pas une semaine sans que joueurs, entraîneurs et dirigeants n'imputent en chœur leurs déboires au seul arbitrage. Un remède commode qui évite la remise en question. « Ils (les Anglais) sont meilleurs pour jouer au football (...), tandis que nous sommes bons à jouer avec les ralentis, peste Alberto Cerruti, une des "plumes" de La Gazzetta dello Sport. Et on continue comme ça, avec la chasse aux arbitres et leurs assistants, à coups de centimètres et de millimètres, parce que c'est plus facile de critiquer que d'agir. »
Pour la première fois depuis sept ans, les clubs italiens n'auront aucun représentant en quarts de finale de la Ligue des champions, tous éliminés par des équipes anglaises, certes avec les honneurs mais sans que cela ne souffre d'aucune contestation.La difficulté du tirage au sort et les nombreuses blessures qui ont touché des joueurs cadres de la Juventus, de l'Inter et de la Roma - mais qui n'ont pas épargné non plus leurs adversaires - constituent au mieux des circonstances atténuantes. Les causes de l'échec sont ailleurs :Le « Calciopoli »Près de trois ans après, l'Italie n'a pas fini de payer le prix du scandale des matches truqués. La Juventus, reléguée en série B, n'a pas joué en...
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