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Économie - Crise Financière

Régulation contre relance, casse-tête en vue pour les grands argentiers

Les grands argentiers du G20 se réunissent demain à Londres avant le sommet du mois d'avril, mais l'unité de façade s'est fissurée cette semaine, les Américains demandant de nouveaux plans de relance auxquels les Européens rechignent, arguant de la nécessité plutôt de renforcer la régulation financière.
La réunion des ministres des Finances et banquiers centraux des grands pays industrialisés et émergents, dans un hôtel du sud de Londres, prépare le sommet des chefs d'État du 2 avril, à Londres aussi, premier voyage officiel en Europe du président américain Barack Obama.
Le précédent sommet s'était tenu en novembre à Washington, sous la présidence Bush.
Le sommet d'avril arrive à un moment de la crise où tant le Fonds monétaire international (FMI) que la Banque mondiale (BM) envisagent une contraction de la croissance mondiale en 2009, la première depuis 60 ans, qui pourrait atteindre 1 à 2 % du PIB, selon le président de la BM Robert Zoellick.
Chacun des pays est donc conscient, comme l'a dit mercredi M. Obama, que « tout le monde est dans le même bateau » et qu'il serait utile à la confiance que le G20, qui représente 80 % de l'économie mondiale, « travaille ensemble », comme y exhorte le Premier ministre britannique Gordon Brown.
Mais l'administration américaine s'est livrée cette semaine à un pilonnage en règle, via le conseiller diplomatique à la Maison-Blanche Lawrence Summers et le secrétaire au Trésor Tim Geithner, pour obtenir des autres pays qu'ils s'engagent à des plans de relance massifs tant que durera la crise.
Les États-Unis, dont la demande vient en écho à un vœu du FMI, estiment avoir déjà donné l'exemple avec un plan de 787 milliards de dollars.
Mais les Européens, plus soucieux de leurs déficits budgétaires, ont renvoyé la balle dans le camp américain, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, déclarant jeudi : « Il y a des sujets sur lesquels j'aimerais voir l'ambition des Européens égalée par d'autres », comme « de nouvelles règles de supervision et de régulation du secteur financier ».
Le président de la Banque mondiale (BM), Robert Zoellick, s'est rangé de cet avis en estimant que « les plans de relance auront l'effet d'un feu de paille, si l'on ne répare pas d'abord le système bancaire ».
La France et l'Allemagne estiment également avoir fait déjà beaucoup en termes de relance et ont parallèlement annoncé qu'elles parleraient d'une même forte voix en amont de ce G20 et enverraient « un signal commun ».
Les deux pays se veulent en particulier à la pointe de la lutte contre les paradis fiscaux, une détermination qui a déjà poussé la Belgique, le Liechtenstein et Andorre à annoncer publiquement jeudi un assouplissement de leur secret bancaire dans l'espoir d'échapper aux foudres du sommet du G20, ce qui a mis une pression supplémentaire sur le Luxembourg, l'Autriche, et aussi la Suisse, pour faire de même.
Le seul point d'accord du G20, pour l'instant, semble l'augmentation massive des ressources du FMI pour aider les pays en difficulté. Encore faut-il savoir si la Chine entendra les appels à y participer.
La Maison-Blanche a tempéré cependant les choses hier soir, son porte-parole soulignant que les États-Unis « n'allaient pas négocier (auprès des autres pays, ndlr) un pourcentage ou un engagement économique précis », mais « continuer à parler de l'idée qu'il est important (...) qu'ensemble nous prenions des mesures pour faire en sorte que cette crise ne se reproduise pas ».
Le Royaume-Uni, président du G20 cette année, et un peu coincé entre sa loyauté historique envers les États-Unis et son appartenance à l'Union européenne, a plutôt penché du côté de celle-ci cette semaine en réclamant plus de régulation nationale et internationale.
Le ministre des Finances, Alistair Darling, a souligné « qu'il n'y a pas de remède instantané à la crise » et que la présidence britannique dure toute l'année et serait surtout jugée « sur notre capacité à faire travailler les pays ensemble et à agir ensemble », semblant ne pas croire à un accord spectaculaire dès avril.
La réunion des ministres des Finances et banquiers centraux des grands pays industrialisés et émergents, dans un hôtel du sud de Londres, prépare le sommet des chefs d'État du 2 avril, à Londres aussi, premier voyage officiel en Europe du président américain Barack Obama.Le précédent sommet s'était tenu en novembre à Washington, sous la présidence Bush.Le sommet d'avril arrive à un moment de la crise où tant le Fonds monétaire international (FMI) que la Banque mondiale (BM) envisagent une contraction de la croissance mondiale en 2009, la première depuis 60 ans, qui pourrait atteindre 1 à 2 % du PIB, selon le président de la BM Robert Zoellick.Chacun des pays est donc conscient, comme l'a dit...
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