M. Sleiman a répondu en faisant valoir « la nécessité de réformer l'État et de le renforcer dans tous les secteurs afin qu'il soit en mesure, ultérieurement, de remplir son devoir de développement régional ».
« Nous entamerons le chantier de la réforme après les élections législatives et le principal thème en sera la décentralisation administrative, qui constitue la voie authentique pour le développement des régions », a-t-il dit.
« Les élections sont une étape dans le processus politique et non une fin en soi. C'est pourquoi il est erroné d'en faire une bataille alors qu'elle devrait être l'occasion d'une concurrence démocratique vers le meilleur », a-t-il estimé.
Pour lui, « le fait qu'il y ait des problèmes individuels, quelle que soit leur ampleur, ne peut pas remettre en cause le principe des élections, car une telle remise en cause ne peut venir que d'une volonté de torpillage chez l'une des factions principales du pays ».
« Les gens ont besoin d'être rassurés par les candidats eux-mêmes. Celui qui peut les rassurer politiquement par un discours calme et équilibré et par sa contribution à éviter les tensions sur le plan de la sécurité sera celui qui, en fin de compte, gagnera leur confiance », a-t-il souligné.
« Nous irons vers cette échéance avec volontarisme, enthousiasme et joie pour exprimer notre opinion loin de toute crispation », a encore dit M. Sleiman, soulignant que « la défaite ne signifie pas la fin du monde et que la victoire ne veut pas dire que tout est permis ».
Enfin, le chef de l'État s'est montré optimiste sur « le climat environnant qui a une orientation positive » sur « la confiance internationale à l'égard du Liban » et sur le fait que ce pays a pu échapper à la crise financière et économique mondiale.

