Il a aussi souligné qu'« il n'y aura pas de compromis ou de deal au détriment du Liban et de la justice ». « Cette époque est révolue, a-t-il insisté. Un mandat d'arrêt a été émis contre le président soudanais en dépit de toutes ses tentatives de parvenir à un compromis. Le temps de la justice est venu. »
« Le Liban a souffert des assassinats politiques pendant plus de trois décennies, a-t-il aussi lancé. Il n'est plus admissible aujourd'hui qu'une personne soit assassinée simplement parce que ses opinions n'ont pas plu à certains. (...) Les assassins des martyrs de l'intifada de l'indépendance seront démasqués et seront châtiés. Ceci constituera une première dans la région. »
« Nous n'avons pas eu recours aux méthodes des assassins mais nous en avons appelé à la justice internationale pour préserver la stabilité du Liban, a-t-il poursuivi. Si le TSL n'avait pas été mis en place, l'assassin aurait continué à semer la mort. »
La responsabilité de la tutelle
« Nous avons explicitement accusé le régime syrien d'être derrière les assassinats, a également rappelé le chef du Courant du futur, mais nous accepterons le verdict du tribunal international quel qu'il soit. Il reste, au niveau politique, que les services de sécurité syriens et l'armée syrienne contrôlaient le pays à l'époque (de l'assassinat de Rafic Hariri), aux côtés des forces de sécurité libanaises. Il était clair que la sécurité du Liban était entièrement entre les mains de la tutelle. (...) Rafic Hariri a été assassiné dans un contexte politique particulier parce qu'il a refusé de concéder le moindre siège parlementaire (aux alliés) du régime qui exerçait sa tutelle sur le Liban. »
Saad Hariri a également affirmé n'avoir « aucun problème avec la Syrie ou son peuple ». « Nous voulons simplement que le régime syrien traite le Liban comme un pays arabe, indépendant et souverain », a-t-il souligné.
Le protocole d'accord
« Le dossier des quatre généraux ainsi que ceux de tous les assassinats des martyrs de la révolution du Cèdre sont aujourd'hui entre les mains de la justice internationale qui est équitable, impartiale et loin de toute politisation, a ajouté le pôle de la majorité. Que veut le 8 Mars ? Il appartient au tribunal de décider de la libération ou de l'emprisonnement des quatre généraux qui ont une longue histoire de violation de la loi. Et quelle que soit cette décision, nous l'accepterons. »
Pour Saad Hariri, « un dialogue calme et constructif doit être mené à huis clos à propos du protocole d'accord entre le TSL et le gouvernement ». « Le comité ministériel chargé de cette mission ne s'est pas encore réuni, a-t-il ajouté. Toujours est-il que cette question doit être réglée à l'abri des médias pour ne pas exacerber les tensions dans le pays. Nous sommes prêts à répondre aux craintes de certaines parties politiques en la matière. Le protocole sera ratifié. Et nous verrons ce que pensent réellement les autres forces politiques de la collaboration entre le Liban et le TSL. »
Le dialogue syro-saoudien
Le chef du Courant du futur a par ailleurs jugé que la reprise du dialogue entre le Liban et la Syrie « est un développement positif qui contribue à la consolidation de la stabilité et de la sécurité du Liban, et à l'établissement de relations saines entre Beyrouth et Damas ». « Le rapprochement syro-saoudien n'a rien à voir avec le Liban, sa souveraineté, son indépendance ou avec le TSL », a-t-il ajouté.
Et Saad Hariri d'appeler enfin « tous les Libanais, expatriés comme résidents », à « se rendre massivement aux urnes pour voter et participer à l'élection de leurs représentants au Parlement ».

