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Conférence/Afghanistan : l'Iran "réfléchit" à sa participation (ministre)

L'Iran "réfléchit" à sa participation à la conférence internationale sur l'Afghanistan proposée par les Etats-Unis pour la fin mars, a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires Etrangères.

"Je ne dis pas que nous n'allons pas y participer mais que nous réfléchissons à notre participation" à cette conférence, a déclaré Manouchehr Mottaki dans un entretien diffusé samedi par la télévision publique serbe RTS.

L'Iran annoncera sa décision dans le courant du mois de mars, lors de la visite à Téhéran du ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, a-t-il ajouté.

"Nous en parlerons (avec lui) et nous préciserons ensuite notre position sur l'Afghanistan", a poursuivi M. Mottaki, en soulignant que l'Iran voulait favoriser le "retour de la paix et de la stabilité en Afghanistan".

"S'ils ont besoin de nous, ils doivent envoyer une invitation et nous l'examinerons", a pour sa part déclaré samedi à Téhéran, le porte-parole du gouvernement, Gholam Hossein Elham, lors de son point-presse hebdomadaire.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a proposé jeudi la tenue d'une conférence ministérielle internationale sur l'Afghanistan le 31 mars pour définir une meilleure stratégie de reconstruction et de pacification du pays, où la rébellion menée par les talibans gagne du terrain depuis deux ans.

Vendredi, elle a appelé l'Iran à y participer, estimant que Téhéran avait "de nombreuses raisons" de le faire. En décembre dernier, l'Iran avait boudé une réunion internationale sur l'Afghanistan organisée par la France.

"Les Etats-Unis doivent admettre que la stratégie qu'ils appliquent depuis sept ans en Afghanistan était mauvaise", a souligné M. Mottaki, en accusant la coalition militaire sous commandement américain d'avoir contribué à la dégradation de la situation. "Qui mène les opérations militaires en Afghanistan? Ceux-là doivent en tirer les conséquences", a-t-il souligné.

"Si vous demandez aujourd'hui à n'importe quel Afghan si la situation s'est améliorée dans le pays, il vous répondra non (...) Il vous dira également (...) qu'il y a plus de drogue qu'avant", a-t-il ajouté.

Téhéran subit directement les conséquences de l'énorme production d'opium de son voisin afghan, de loin la première mondiale, qui nourrit une consommation d'héroïne en forte augmentation ces dernières années en Iran.

Téhéran entretient des liens étroits avec l'Afghanistan, et notamment avec ses populations chiites établies à l'ouest, de l'autre côté de la frontière entre les deux pays. L'Iran était en revanche opposé au régime extrémiste sunnite des talibans (1996-2001), chassés du pouvoir par une coalition emmenée par les Américains, après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

L'Iran "réfléchit" à sa participation à la conférence internationale sur l'Afghanistan proposée par les Etats-Unis pour la fin mars, a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires Etrangères.
"Je ne dis pas que nous n'allons pas y participer mais que nous réfléchissons à notre participation" à cette conférence, a déclaré Manouchehr Mottaki dans un entretien diffusé samedi par la télévision publique serbe RTS.
L'Iran annoncera sa décision dans le courant du mois de mars, lors de la visite à Téhéran du ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, a-t-il ajouté.
"Nous en parlerons (avec lui) et nous préciserons ensuite notre position sur...