Israël
La police recommande une troisième inculpation contre Olmert
La police a recommandé hier une troisième inculpation à l'encontre du Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert, qui est déjà sur le point d'être inculpé pour deux autres affaires par la justice, a annoncé la radio publique. M. Olmert est soupçonné de « fraudes » et d'« abus de confiance » dans l'enquête sur des nominations de certains de ses proches à des fonctions au Centre d'investissement, un organisme officiel, lorsqu'il était ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006), a ajouté la radio. La police a transmis les résultats de son enquête au procureur général, Menahem Mazouz, qui doit décider s'il engage des poursuites.
Démission de l'ambassadeur à Washington
L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Sallai Meridor, a annoncé son intention de démissionner de son poste en prévision du changement de gouvernement attendu dans l'État hébreu. Le diplomate a précisé qu'il quitterait son poste, qu'il occupe depuis 2006, lorsque Benjamin Netanyahu, chef du parti Likoud, aura formé son gouvernement. L'annonce de la prochaine démission de M. Meridor survient après des informations de presse selon lesquelles il aurait été prié de quitter la pièce par M. Netanyahu lors de sa rencontre mardi à Jérusalem avec la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton.
Un supermarché en faillite pillé par ses employés
Des employés en colère et des fournisseurs ont pillé un supermarché déclaré en faillite, dans le nord d'Israël, en affirmant que les propriétaires leur devaient de l'argent, a indiqué hier le quotidien Haaretz. Lors de cette manifestation de colère, des dizaines de personnes se sont emparées des produits alimentaires tandis que d'autres démontaient avec des tournevis des éléments du plafond et les portes pour les emporter. « Le spectacle de gens en train de déménager des réfrigérateurs, des appareils à air conditionné, des étagères du supermarché est un signe de l'aggravation de la crise économique », a estimé le Haaretz.
Diplomatie
Israël et la Turquie règlent leurs différends
La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et son homologue turc, Ali Babacan, ont tenté hier à Bruxelles d'aplanir leurs différends suscités par la récente offensive israélienne à Gaza. Les deux ministres, qui se sont entretenus au quartier général de l'OTAN, « ont souligné l'importance des liens stratégiques de leurs pays et leur solide fondement ». Tous deux affirment que « la coopération bilatérale est importante pour la stabilité régionale et qu'en conséquence, la coopération et les discussions vont se poursuivre à tous les niveaux ».
Égypte
Deux statues du pharaon Amenhotep III découvertes au sud du Caire
Des archéologues égyptiens et européens ont découvert deux imposantes statues du pharaon Amenhotep III dans un temple funéraire de Louxor, dans le sud de l'Égypte, a annoncé hier Zahi Hawass, le chef du service des Antiquités égyptiennes. Amenhotep III régna il y a environ 3 400 ans. Il a eu pour fils le pharaon Amenhotep IV, également connu sous le nom d'Akhenaton, qui tenta d'imposer le monothéisme en Égypte. Une des statues, qui mesure plus d'un mètre, présente le pharaon sous les traits d'un sphinx tandis que l'autre le montre sur son trône dans son costume d'apparat (photos), a précisé M. Hawass. Les statues sont en bon état, a précisé un autre responsable égyptien.
Iran
Une femme défigurée à l'acide « soulagée » par la charia
Une Iranienne, défigurée à l'acide et rendue aveugle, s'est déclarée « soulagée » par l'application de la loi du talion contre son agresseur, condamné à perdre la vue par la justice iranienne en vertu de la charia, selon plusieurs interviews publiées hier dans la presse espagnole. Ameneh Bahrami réside en Espagne, où elle a été traitée à l'Institut de microchirurgie oculaire de Barcelone. L'agresseur, Majid, avait reconnu avoir jeté de l'acide au visage d'Ameneh Bahrami, en 1994, parce qu'elle refusait sa demande en mariage. Il a été condamné à recevoir dix gouttes d'acide sulfurique dans chaque œil.
Défense
Le Kirghizistan confirme la fermeture de la base US de Manas
Le Kirghizistan ne reviendra pas sur sa décision de fermer la base militaire de Manas qui sert de relais au ravitaillement des troupes américaines engagées dans l'intervention en Afghanistan, a déclaré un porte-parole du président Kourmanbek Bakiev hier. Le mois dernier, le président Bakiev, après avoir reçu l'assurance d'une aide de Moscou d'un montant de deux milliards de dollars, avait décidé de procéder à la fermeture de cette base aérienne installée à 35 kilomètres de la capitale Bichkek.
La Corée du Nord ne garantit pas la sécurité des vols sud-coréens
La Corée du Nord a indiqué hier qu'elle ne pouvait pas garantir la sécurité des vols sud-coréens au-dessus de son territoire en raison d'un exercice militaire conjoint entre les armées américaine et sud-coréenne, prévu du 9 au 20 mars, ont rapporté les médias officiels nord-coréens. La Corée du Nord a dénoncé cet exercice, le considérant comme un prélude à la guerre, tandis que le commandement de l'ONU, conduit par les États-Unis, a indiqué qu'il était purement défensif.
Zimbabwe
Obama prolonge d'un an les sanctions américaines contre Harare
Le président américain Barack Obama a annoncé que les sanctions de son administration à l'encontre du Zimbabwe seraient prolongées d'un an en raison de la crise politique persistante dans ce pays. « La crise, alimentée par les actions et les pratiques de certains membres du gouvernement du Zimbabwe, ainsi que par d'autres personnes, visant à saper les institutions et la démocratie au Zimbabwe (...) n'a pas été résolue », a déclaré M. Obama dans un message au Congrès. « Ces actes constituent une menace considérable pour la politique étrangère des États-Unis, a-t-il ajouté. Pour ces raisons, j'ai déterminé qu'il était nécessaire (...) de maintenir avec force les sanctions. »
France
Mort de Bruno Étienne, pionnier de la recherche sur le phénomène religieux
Le chercheur français Bruno Étienne, pionnier de la recherche sur le phénomène religieux, est décédé mercredi soir à l'âge de 71 ans, a-t-on appris hier auprès de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence (Sud-Est). Le politologue est mort « au terme d'un combat courageux contre la maladie », a-t-on précisé. Bruno Étienne avait fondé en 1992 l'Observatoire du religieux au sein de cet institut où il était professeur, pour fédérer les recherches en sciences politiques, en sociologie et en anthropologie sur le phénomène religieux. Il a été enseignant en Tunisie, en Égypte, en Turquie, en Syrie, en Israël/Palestine, aux États-Unis et au Japon.
Rapports
Pas assez de femmes au pouvoir en Europe
À l'approche de la Journée internationale de la femme, le Conseil de l'Europe publie un rapport qui met en évidence l'insuffisance de « la participation des femmes à la prise de décision publique en Europe ». Le rapport publié hier précise que le pourcentage moyen de femmes ministres dans les 42 pays étudiés est de 28,6 % tandis que celui des femmes siégeant dans les Parlements nationaux ne s'élève qu'à 21,7 %. « Ces chiffres sont loin du seuil de parité de 40 % minimum dans les instances décisionnelles » fixé dans une recommandation datant de 2003, relève le Conseil de l'Europe.
MSF s'alarme contre la « banalisation » du viol en Afrique du Sud
Seuls les pays en guerre souffrent autant que l'Afrique du Sud de la violence sexuelle, a déclaré hier l'ONG Médecins sans frontières (MSF), dans un rapport soulignant le problème du viol dans ce pays. « Les chiffres dont nous disposons sont alarmants, mais ils ne sont que le sommet de l'iceberg car la plupart des cas sont gardés secrets », a dit Meinie Nicolai, directrice opérationnelle de MSF. En Afrique du Sud, le viol est associé aux activités criminelles et violences domestiques. « Nous avons remarqué que le viol dans certaines sociétés est banalisé, c'est devenu normal d'être violé », a dit Janine Josias, un médecin de MSF travaillant dans l'immense township de Khayelitsha, où l'on estime qu'une femme est violée toutes les 26 secondes.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef