Le récent vainqueur de l'Open d'Australie n'a, lui, plus joué depuis la finale perdue à Rotterdam suite à une blessure au genou droit, tandis que le leader serbe a retrouvé le chemin de la victoire à Dubaï, contre David Ferrer. « Nadal ne peut pas être en pleine forme, puisqu'il a renoncé à jouer Dubaï la semaine dernière. En plus, il n'était pas présent à la finale l'an dernier et cela va donc lui ajouter une pression supplémentaire », a ainsi estimé Bogdan Obradovic, capitaine de la Serbie. Djokovic arrive, lui, avec une confiance renouvelée et veut croire que son début de saison poussif est désormais de l'histoire ancienne. Arrivé en début de semaine à Benidorm avec ses coéquipiers, il était déjà prêt à partir à l'assaut des tenants du titre. « Ma victoire à Dubaï m'a donné des ailes, et en particulier parce que j'ai dominé David Ferrer. Cela sera peut-être un avantage psychologique avant cette rencontre de Coupe Davis. » Un enthousiasme qui ne le prive pas de sa lucidité. « C'est la seule grande compétition par équipes du circuit, et beaucoup de facteurs peuvent jouer. Il est donc difficile de faire des prédictions, encore plus pour nous qui jouons devant le public espagnol où au moins 15 000 personnes viendront pour soutenir les joueurs. Pour cette raison, je me dis que Ferrer sera légèrement favori si on doit se retrouver. »
Ferrer compte sur la foule
Sur terre battue, la Serbie ne sera pas forcément sur sa surface de prédilection mais, en plus de Djokovic, elle pourra compter sur d'autres joueurs de talent à l'image de Viktor Troicki, Janko Tipsarevic et du joueur de double Nenad Zimonjic. L'Espagne n'aura donc pas forcément beaucoup de marge. Rafael Nadal verra comme toujours reposer sur lui tous les espoirs, même s'il pourra s'appuyer sur le retour en forme de David Ferrer ainsi que sur l'expérience de Tommy Robredo et Feliciano Lopez.
David Ferrer, récemment finaliste à Dubaï, a clairement affiché ses ambitions. « Je me sens très bien et suis surtout très motivé à l'idée de jouer ce match qui se déroulera tout près de chez moi et donc devant ma famille et mes amis. La Serbie sera un adversaire très difficile, mais nous sommes bien décidés à l'emporter. Je veux absolument gagner cette rencontre. J'ai bien joué à Dubaï et retrouvé de bonnes sensations, alors j'ai confiance. Nous savons tous à quel point Djokovic est bon et à quel point les Serbes sont de redoutables compétiteurs, mais nous jouerons à domicile et j'espère bien que nos fans joueront leur rôle. » Chez eux, les Espagnols partent évidemment favoris, mais une surprise n'est pas impossible, tant cette équipe serbe a du potentiel. Mais Nadal, lui, a prouvé à de nombreuses reprises combien il aime ces matches sous haute tension. La lutte s'annonce donc de toute beauté si chacun tient son rang.


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