« Un décret de l'émir (cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah) portant sur la dissolution de l'Assemblée nationale peut être promulgué à tout instant », a déclaré le député indépendant Saadoun Hamad. « Je dis à mes collègues de se tenir prêts pour une nouvelle élection qui aura lieu, je pense, en mai prochain », a-t-il dit. « J'ai des informations crédibles sur une dissolution soit jeudi (aujourd'hui), soit dimanche », a déclaré pour sa part un autre député indépendant, Saleh Achour, alors qu'un élu du courant libéral, Saleh al-Moulla, a assuré que tout indique que l'Assemblée serait dissoute.
Mais le président de l'Assemblée, Jassem al-Khorafi, a affirmé : « D'après ce que j'ai compris, il n'y a pas eu encore de décision. » Il a précisé que cette décision revenait à l'émir, indiquant que la famille régnante des al-Sabah s'était réunie dans la nuit de mardi à mercredi pour examiner la question.
Le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, un neveu de l'émir, fait face à deux demandes d'interrogatoire devant le Parlement sur sa gestion des affaires publiques et de présumées irrégularités financières. Pour lui éviter de comparaître devant le Parlement, l'émir peut dissoudre le Parlement et appeler à des élections anticipées dans un délai de 60 jours. Si l'émir choisit de le faire, ce sera la deuxième dissolution depuis un an.


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