C'est du moins ce qu'a déclaré le gouverneur de la Banque centrale à Reuters au second jour de sa visite à New York dans le cadre de la journée du Liban à Wall Street. « Dans le cas du pire scénario, les transferts des émigrés libanais devraient reculer de 30 %, ce qui n'aura pas un impact important sur les banques. L'accroissement de 7 % des dépôts bancaires est suffisant pour financer les secteurs public et privé », a-t-il dit.
Les transferts de fonds des émigrés vers le Liban ont dopé, rappelle-t-on, les dépôts bancaires qui ont enregistré une croissance de 15 % en 2008 alors que la balance des paiements enregistrait un excédent primaire de 3,4 milliards de dollars. En réponse à une question, le gouverneur a affirmé qu'une hausse des dépôts de 15 % est toujours possible cette année. Il a cependant estimé le recul de la balance des paiements de 15 % si le cas du pire scénario se réalise. Riad Salamé a maintenu ses perspectives de croissance du PIB à 4 %.
D'autre part, le président de la Bourse de New York s'est félicité de la visite du gouverneur de la BDL à la Bourse et de sa politique bancaire, affirmant que « le Liban est l'un des rares pays où les établissements de crédit ne luttent pas pour leur survie ».
De son côté, le président de la Bourse de Beyrouth, Fadi Khalaf, a dressé un tableau des réalisations de la Bourse de Beyrouth, soulignant que les actions cotées à la BSE n'ont chuté lors de la crise financière que de 26 %, contre une baisse de 55 % sur les Bourses arabes.


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