Le porte-parole du ministère de l'Habitat, Eran Sidis, a souligné qu'il ne s'agissait que de « projets préliminaires » de planification urbaine qui ne deviendraient opérationnels qu'après avoir reçu l'aval d'au « moins cinq instances officielles ». « Ces plans ne concernent que des constructions potentielles. Dans la pratique, une toute petite partie de ces projets d'urbanisme est mise en œuvre » a-t-il ajouté. Il a accusé la Paix maintenant d'avoir « mélangé des données qui n'ont rien à voir » sans pour autant démentir l'existence de ces projets.
Selon la Paix maintenant, des constructions de 15 000 logements ont déjà été approuvées dont 9 000 sont en cours de construction. Les plans prévoient en particulier, selon la Paix maintenant, la construction d'une nouvelle implantation urbaine dans la région de Bethléem et la construction de 3 000 logements reliant l'implantation de Maalé Adoumim à l'est de Jérusalem à la Ville sainte. « La réalisation de ces projets rendrait totalement irréalisable la constitution d'un État palestinien aux côtés d'Israël », a déclaré à la radio militaire le dirigeant de la Paix maintenant, Yariv Oppenheimmer. À l'opposé, le dirigeant du parti de l'Union nationale (Ihoud Léumi, religieux, 4 sièges sur 120), appelé à participer à la coalition au pouvoir, Yaakov Katz, s'est félicité de ses projets.
La révélation de ces plans intervient le jour même où la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton doit arriver en Israël, où elle aura une première prise de contact avec le chef de la droite, Benjamin Netanyahu. Avant de se rendre au Proche-Orient, Mme Clinton avait réaffirmé l'engagement de Washington en faveur de la création d'un État palestinien indépendant alors que M. Netanyahu refuse cette option, au moins à ce stade, et n'envisage qu'une autonomie pour les Palestiniens.

