« C'est une période fantastique pour moi, a estimé Lizeroux, déjà d'une exemplaire régularité dans les dix premiers la saison passée. Tout le travail que j'ai effectué auparavant paie aujourd'hui, mais aussi mon état d'esprit et ma passion pour le ski. »
Dans la petite station des Alpes juliennes, le vice-champion du monde a réussi à trouver une nouvelle fois la bonne équation entre sa fougue et ses capacités techniques, ce « quelque chose touché du doigt à Kitzbühel ».
Quatrième à l'issue de la première manche, à 17/100 de l'Italien Giuliano Razzoli, le leader de la matinée, il a terminé avec 34/100 d'avance sur l'Italien de 24 ans, ravi lui aussi de confirmer après le premier podium de sa carrière décroché à Zagreb en janvier.
L'Allemand Felix Neureuther a pris la troisième place, trop heureux de mettre fin à une période de guigne, marquée par quatre sorties de piste suivie d'une médaille en chocolat (4e) aux Mondiaux de Val-d'Isère.
« Pour la première fois, sur le tracé, j'avais la sensation d'aller vite, a expliqué Lizeroux. Quand j'ai passé la ligne, j'étais plus que surpris et surtout très content. »
Cette victoire de Lizeroux compense la déception de Grange, son complice de l'équipe de France en course pour le Petit Globe de cristal du slalom, dont la journée a viré un moment au noir avant de s'éclaircir au gris.
Leader du classement de la Coupe du monde de slalom depuis la toute première épreuve à Levi en Finlande mi-novembre, le skieur de Valloire avait une première occasion de s'adjuger ce globe. Mais comme aux Mondiaux, il a commis une grosse faute dans l'entrée du mur de la seconde manche et s'est vu recaler à la 29e place.
« C'est énervant quand tu mets autant d'énergie que je le mets, que tu te fais violence. À chaque fois, il ne me manque pas grand-chose, la manière était là », a souligné Grange. « J'espère que cela va tourner », a ajouté le skieur, qui, comme l'an dernier, devra défendre son maillot rouge de leader lors de la finale.
L'an dernier à Bormio (Italie), l'Italien Manfred Mölgg l'avait privé sur le fil du titre de meilleur slalomeur de la saison 2008. Cette année à Are (Suède) mi-mars, seuls le champion du monde 2003, le Croate Ivica Kostelic, et celui de 2009, l'Autrichien Manfred Pranger, peuvent faire revivre au Français le même cauchemar. Mais dimanche, les deux hommes ont terminé 6e et 11e.
Handicapé par des problèmes de dos depuis fin janvier, Kostelic a cependant réussi de justesse à conserver la tête du classement général de la Coupe du monde au terme du week-end slovène. Mais il ne possède plus que deux points d'avance sur l'Autrichien Benjamin Raich, resté au pied du podium hier.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef